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des Comores

Coronavirus: Le PCR est à l’arrêt

Coronavirus: Le PCR est à l’arrêt © : HZK-LGDC

Cela fait presque une semaine que le PCR, l’outil permettant de détecter le coronavirus, n'est pas opérationnel faute de tubes d'échantillons d'analyse. La situation devrait redevenir normale cette semaine d'après une source bien informée.


Jusqu’à ce 28 mai, le pays enregistre environ une quarantaine de cas du Covid-19 importés depuis la Tanzanie et hospitalisés à Samba Kouni, l’hôpital aménagé pour accueillir les cas positifs, dans les hauteurs de la capitale. Tous ces patients ont été dépistés et analysés par un test rapide à défaut du PCR. En effet, la fameuse machine commandée par l'État ne fonctionne plus à cause d'une quantité insuffisante de tube d'échantillon permettant d'analyser et voir l'ARN du virus après extraction de l'ADN.

 

Selon une source bien informée sur le sujet, la quantité des tubes était insuffisante par rapport à la demande, ce qui a provoqué un coup d’arrêt du processus. « La machine sera fonctionnelle cette semaine dès que les tubes sont déjà sur place. Cependant, les dépistés sont à Samba en attente peut-être des résultats définitifs », nous indique notre interlocuteur. Les autorités ont beau essayer de jouer la carte de la transparence et de la sûreté mais ces objectifs sont loin d’être atteints.

 

La situation semble échapper aux autorités publiques, ne serait-ce qu’au niveau du suivi épidémiologique et statistique de la pandémie, malgré les bonnes résolutions. Pourtant les tests constituent le seul outil efficace préconisé pour une meilleur gestion de la crise. Les patients montrent que les conditions de prise en charge ne sont pas réunies surtout pour ce qui est de la restauration. « Il est vrai qu'on nous sert un repas chaque jour mais des fois, ça accuse un retard monumental, qui peut aller jusqu'à 23 heures du soir pour le diner », déplore un patient sous couvert d’anonymat, avant de rajouter que « l'autre jour, on m'a donné un médicament avant le repas, ce qui a causé une fièvre. En tout cas j'étais bien pâle ».

 

Pour rappel, depuis le début de la crise, le gouvernement comorien dit faire de son mieux pour prendre en charge les patients. Le besoin est réel mais selon une infirmière sur place, cette vague des patients a tellement de doléances au-dessus du normal. Certains d'entre eux, demandent à recevoir le Covid-Organics, chose quasiment impossible vu que ce remède malgache (préventif) est réservé aux cas suspects de la Covid-19, selon la décision du comité scientifique. La dose curative, elle ne peut en aucun cas se mélanger avec le protocole du traitement de l’épidémie.

 

Andjouza Abouheir

 


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