Elles étaient dans des conditions assez dures dans un logement en ruine à Voidjuu, au nord de la capitale. Depuis hier mardi, les 12 personnes mises en quarantaine pour deux semaines sont relogées dans une pension privée, dans les locaux de l’ancien journal Al Balad, au centre de la capitale.
« Certaines personnes sont prêtes à rester ici même pendant un mois », nous confie un de ces Comoriens arrivés de Chine et placés en quarantaine pour 14 jours, soit la période d’incubation de l’épidémie Coronavirus. Ça en dit long sur le soulagement de ces compatriotes qui bouillonnaient de colère, ne demandant qu’une seule et simple chose : être relogés dans un lieu décent. Et c’est fait. Depuis hier mardi aux environs de 12h30, ces 12 personnes sont conduites dans un car de la gendarmerie en direction de leur nouvelle habitation temporaire.
Une pension bien aménagée au centre de Moroni, qui appartiendrait à une ex première dame. Peu importe le ou la propriétaire, les images publiées montrent des chambres joliment aménagées et des draps majestueusement dressés. Quant aux sanitaires, la propreté n’est plus à démontrer. A vue d’œil, tout est impec !
Ce relogement met fin à quatre jours de calvaire. Ces compatriotes étaient en effet confinés dans un logement en ruines qui était jadis occupé par un officier de l’armée décédé l’année dernière dans la fusillade de Kandaani. Leurs conditions ont fait l’actualité sur les réseaux sociaux durant tout ce temps. Des matelas posés à même le sol, des lits abandonnés dans la cour, des sanitaires rouillés et inopérants non fonctionnels, des femmes obligées à faire leurs besoins au bord de la mer… Un véritable enfer. Au moins deux fois ils ont essayé de quitter les lieux par la force mais les militaires stationnés pour la circonstance ont réussi à les raisonner.
Lundi, le ministère de la santé avait assuré devant la presse être conscient de la situation et qu’il était à pied d’œuvre pour une amélioration. La veille, dimanche, les autorités avaient déjà entamé des démarches de relogement. Selon le ministère, la prise en charge d’une personne atteinte par le coronavirus s’élèverait à « 500 millions » de nos francs. Une somme qui donne le tournis à l’opinion nationale. L’épidémie a déjà fait 1011 morts.
Andjouza Abouheir
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