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Coronavirus / A Anjouan, aucun cas n’a été confirmé

Coronavirus / A Anjouan, aucun cas n’a été confirmé © : HZK-LGDC

Le week-end dernier des rumeurs avaient conduit à une vague de panique sur un éventuel cas de COVID 19 confirmé à Anjouan. Sur place, un médecin nous affirmé qu’il n’est pas question de paniquer car il n’y avait aucun signe de Corona. Placé en quarantaine après des prélèvements, le patient ne présente toujours aucun symptôme.


Comme Ngazidja, Anjouan a connu une panique sur un probable cas de COVID-19 le week-end dernier. Un cas qui sur l’ensemble du territoire a suscité angoisse et panique. Sur place à l’hôpital de Bambao Mtsanga, un médecin nous a affirmé qu’il n’est pas question de paniquer car « le cas qui fait polémique n’en est pas un ». Expliquant sur ce cas qui a causé ce doute, le médecin sous couvert d’anonymat parle d’un malade parti d’Anjouan vers Mayotte et qui a aussitôt été refoulé. « Il n’y avait aucun signe de Corona (grippe, toux…) mais il était fatigué et avait vomi », confirme-t-il tout en affirmant que pour lever le doute, « tous les prélèvements ont été faits ». Ce dernier s’indigne qu’on politise la situation. Sur le bulletin de santé dudit patient dont nous avons pu nous procurer une copie, il est écrit que « il n’a pas été signalé de fièvre, ni de signe rhino-broncho-pulmonaire. L’absence de symptômes et son passage de ce patient à Mayotte nous a conduit à le classer cas suspect ».

Placé en quarantaine, le jeune homme âgé de 23 ans voit son état se stabiliser et notre interlocuteur nous montre que « même les prélèvements de paludisme et de dengue (NS1) effectués sont revenus négatifs ». Le bulletin de santé dudit patient dont nous détenons nous permet d’être rassurés quand aux efforts fournis par l’équipe de la direction régionale de la santé à Anjouan. Ce dernier affirme que « un prélèvement pour dépistage de COVID 19 a été opéré grâce aux kits disponibles sur place et renvoyé à Moroni pour confirmation du cas (résultats en attente) ».

Conscient de la vulnérabilité de l’archipel face à cette pandémie, le médecin s’indigne de la façon dont est géré cette dernière et dit que « il y a beaucoup d’éléments à mettre en place pour une meilleure riposte dans un pays où tout est fragile ». « Le vrai problème on ne le dit pas, il faut rapidement faire le point sur les personnes entrées par Kwassa. On y travaille pour constituer une base de données et les surveiller à défaut de quarantaine », dit-il, avant d’ajouter que « on travaille 24h/24 mais nous n’avons pas les moyens adéquats. Mais on ne peut pas croiser le bras ».

Face à cette crise sanitaire où les autorités compétentes ne font pas preuve de grand professionnalisme et dans une situation où les paramédicaux ne cessent de lancer un vibrant appel, notre source annonce qu’il y aura à partir de maintenant un bulletin de santé régulier. « Nous avons peur mais c’est notre pays et nous ne pouvons pas l’abandonner », conclut-il.

A.O Yazid

 


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