La Gazette

des Comores

Code de la santé publique révisé: Les principales nouveautés

Code de la santé publique révisé: Les principales nouveautés © : HZK-LGDC

Ce texte voté le 23 juin et promulgué le 2 juillet dernier, le nouveau code de la santé apporte des nouveautés comme l'interdiction de fumer et de boire dans les lieux publics, dans les milieux privés et dans les transports en commun ou encore la mise en avant de la médecine traditionnelle.


Pour s'aligner aux ambitions du gouvernement, le nouveau code de la santé a été promulgué le 2 juillet dernier par le président de la République. Plusieurs articles ont été revus et réajustés comme sur les établissements tels que l’Ocopharma, l’Anamev, le Centre de transfusion sanguine, l’Agence nationale de la technologie hospitalière et d'autres. Selon l'inspecteur des services de santé, Farid Dhouhari, le principal but du ministère de la santé est de veiller à une santé pour tous. D'où l'idée de la mise en œuvre de l'assurance maladie Généralisée.

 

« Tous ces articles vont être suivis par des arrêtés ministériels. Mais à l'heure où nous parlons, certains médecins sont en formation à l'étranger pour des renforcements des capacités mais aussi pour des spécialités dont le pays aura besoin », avance-t-il. D’autres articles ont été ajoutés comme celui de l'autopsie. En effet, désormais, et selon l’article 41 dudit code, elle peut-être aussi réalisée dans le cadre de recherches des étudiants en médecine pour apprendre l'anatomie humaine alors qu’avant c’était réservé dans le cadre d’une enquête judiciaire ou à la suite d’une mort naturelle. Toutefois, pour ce qui est des recherches, l’autopsie se fera après avis favorable de la famille du défunt.

 

Beaucoup des mesures ont été également adoptées comme l'interdiction de fumer et de boire dans les lieux publics, dans les milieux privés et dans les transports en commun. Sur ce, des amendes en découleront pour ceux qui enfreindront la loi. « Toute infraction aux dispositions du présent chapitre sera punie d'un emprisonnement d'un à 6 mois et d'une amende d'un million à dix millions », lit-on dans l'article 105. Un arrêté ministériel viendra accompagner ledit article.

 

Egalement, la pharmacopée traditionnelle a été ajoutée pour valoriser la médecine traditionnelle avec l'évolution de la médecine conventionnelle. Bien que certaines recommandations de l’Ordre des pharmaciens n’étaient pas prises en compte, notons que l'inspecteur Farid montre que le secrétaire général de l’ordre des pharmacies a pris part à toutes les réunions jusqu’à son adoption au parlement.

 

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.