Le pays fait face à une résurgence des cas après plusieurs mois d’accalmie. Au total, Ngazidja enregistre depuis samedi dernier, une quinzaine des cas d’hospitalisons et trois décès dont un communautaire. Les autorités sanitaires maximisent sur la vaccination et la prévention dans les zones touchées, surtout que l’on n’avait pas encore déclaré la fin de l’épidémie.
Les Comores connaissent des jours sombres avec l’épidémie de choléra qui a déjà causé la mort de 149 personnes dont une centaine à Anjouan. Ce chapitre si difficile interpelle encore les autorités qui se veulent stratégique et vigilante. Depuis la semaine dernière soit samedi 14 septembre, Ngazidja enregistre une quinzaine des nouveaux cas d’hospitalisation dont sept au poste de santé de Ntsaoueni et six à l'hôpital de pôle de Mitsamiouli et trois décès dont un décès communautaire.
Le ministère de la santé est à pied d’œuvre pour vacciner la population touchée afin de contenir rapidement la maladie, qui n’a pas encore touché à sa fin, surtout que beaucoup à Ngazidja, dans les zones touchées (au nord) n’avaient pas adhéré à la vaccination (moins de 40% de couverture).
« Depuis quelques mois, nous n’avons pas enregistré des cas du Choléra dans le pays. D'ailleurs on s'apprêtait à nous rendre sur l'île de Ndzouani, la plus touchée de l'épidémie pour faire ce qu'on appelle résultats après action. C’est-à-dire un retour après action. Malheureusement, il y a eu un cas qui nous a surpris et qualifié de « résurgence ». Ce qu’il faut comprendre, le pays n’avait pas encore déclaré la fin de l’épidémie», répond le directeur général de la santé Dr Saindou Ben Ali Mbaé à la presse.
Depuis le départ, les autorités sanitaires ont toujours recommandé la population à renforcer les mesures de prévention contre cette maladie. De ce fait, le ministère tutelle multiplie les actions, des tentes sont installées à l’hôpital pôle de Mitsamiouli et celui de Ntsaweni pour pouvoir prendre en charge les patients. « Dans les deux hôpitaux, il n’y a aucun cas grave (plan C) » précise-t-il.
Et de poursuivre : « Nous sommes avec nos partenaires dont l’OMS sur le terrain pour sensibiliser les chefs du village sur le renforcement de la sensibilisation du Choléra ainsi que de l'épidémie Mpox qui fait ravage en Afrique. On se rendra bientôt à Mbude pour faire la même chose qu’ici », explique-t-il.
Le ministère compte relancer la campagne de vaccination dès ce samedi 21 septembre afin de lutter efficacement contre cette maladie. « Nous avons pris toutes les dispositions pour contenir la maladie. Tout ce qu'il faut pour le traitement du choléra est sur place. Comme vous le savez, à Ndzuani, la situation a été délicate. Avec l'appui des partenaires, nous avons pu introduire la vaccination. Et cela a donné des résultats spectaculaires avec une réduction drastique des cas en quelques semaines. On a compris que la vaccination est importante. Cette épidémie fait partie des maladies qui surgissent quand on s’y attend le moins. Donc chaque personne doit s’impliquer et se faire vacciner», souligne celui qui appelle à la vigilance et à multiplier les efforts.
Mohamed Ali Nasra et Andjouza Abouheir
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