Le pays cumule 49 décès depuis le début de l’épidémie de choléra et on assiste à une recrudescence des cas. Le dernier rapport daté du 20 avril fait état de 121 nouveaux cas dont 89 à Anjouan, 23 à Mohéli et 09 à Ngazidja.
Le choléra continue de sévir et l’on dénombre déjà un total de 49 décès en seulement trois mois. Anjouan, c’est l’ile qui est la plus touchée. Selon le rapport du 20 avril, l’ile a enregistré à elle seule 89 nouveaux cas, faisant 192 personnes dans les sites de prise en charge et on déplore trois nouveaux décès. Quant aux autres îles, le dernier rapport affiche 23 nouveaux cas à Mohéli et 09 à Ngazidja.
Plusieurs facteurs interviennent sur cette recrudescence à Anjouan notamment l’accès à l’eau. En effet, le cholera est une maladie transmissible par l’eau ou par des aliments infectés. Il est principalement dû à un assainissement inadéquat, à la promiscuité et à un accès insuffisant à l’eau potable. Il provoque de fortes diarrhées et cause une déshydratation potentiellement mortelle si elle n’est pas prise en charge rapidement.
Un problème qui va bientôt se régler. Selon Mayotte la 1ere, la plateforme d'intervention régionale de l'Océan indien a annoncé ce vendredi 19 avril l'envoi de deux unités de traitement de l’eau à Anjouan, pour lutter contre l'épidémie de choléra. « Pour réduire la propagation de l’épidémie, la PIROI déploie à partir de son entrepôt régional de La Réunion, deux unités de traitement de l’eau vers l'île d’Anjouan, gravement touchée par l’épidémie de choléra », rapportent nos confrères. Et un dispositif va être complété par des points de distribution, comme des réservoirs souples de stockage et des rampes de robinets que deux experts en traitement de l’eau seront mobilisés en appui aux volontaires du Croissant-Rouge comorien.
Il est à noter que malgré la sensibilisation des agents communautaires et des bénévoles sur la maladie, certains récalcitrants se rendent toujours dans les rivières. Une situation délicate pour la population puisque cette eau de rivière est utilisé pour les besoins de consommation mais aussi d’hygiène comme la vaisselle et autres, ce qui engendre des complications dans cette lutte. Cet appui de la COI est un ouf de soulagement pour les résidents tout comme le personnel soignant qui sont au front. Cela réduira considérablement la contamination.
Andjouza Abouheir
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