Depuis quelques jours, le cholera a refait son apparition. On dénombre déjà plus d’une cinquantaine de cas. Et la pénurie d’eau qui dure depuis des mois ne va pas arranger la situation.
La direction générale de la Société nationale d’exploitation et de distribution des aux (SONEDE) avait annoncé que dès ce mois de septembre, la capitale sera approvisionnée en eau de manière régulière. Mais ce n’est toujours pas le cas. A en croire les agents de l’entreprise, les travaux ne sont pas encore achevés. Et cette lenteur de la société chargée du chantier de la réhabilitation n’arrange plus les choses. Ces derniers jours, des cas de choléra ont refait surface à Ngazidja. Plus d’une cinquantaine de patients sont recensés par le ministère de la santé. Et ce dernier appelle la population à respecter les mesures barrière, mais l’eau est essentielle dans la prévention. « A chaque fois qu’il y’aura un problème d’eau, c’est inévitable d’attraper toutes sortes de maladie. L’eau est une source de vie et est donc primordiale », souligne Maman Zamil, une dame résidant à Mboueni.
De son côté, le ministère de la santé a pris les dispositions pour contenir la maladie et éviter des morts. C’est pourquoi il organise des descentes sur le terrain pour sensibiliser les jeunes à adopter les mesures barrières y compris la vaccination. Toutefois, il est primordial aussi que la population ait accès à l’eau. A en croire le directeur technique de la SONEDE, les travaux ne sont pas encore finis. « La société en charge de la réhabilitation de la citerne RB 2000 n’a pas encore achevé son chantier. Il avait une durée de 90 jours pour le faire mais jusqu’à maintenant, les travaux continuent », dit-il. Et d’ajouter : « Concernant une date pour la fin des travaux, je ne peux pas m’avancer ».
Pour la population, c’est toujours le même sentiment de désolation. Ce qui intéresse la SONEDE c’est la vente d’eau aux camions citernes au détriment des clients. « Depuis des mois, nous vivons des moments difficiles dans la capitale. Et avec l’apparition de ces nouveaux cas de choléra, la situation peut se compliquer », témoigne une résidente de Maluzini. Et d’ajouter : « Pour assurer notre survie, nous devons acheter des bidons d’eau chaque jour. Et ça coute très cher ». Un jeune interpelle le gouvernement sur cette pénurie d’eau. « Ce n’est pas parce que le gouvernement a débloqué 60 millions pour assurer une distribution dans les quartiers qu’il peut rester passif dans cette crise de l’eau. Surtout que cette distribution n’a pas eu lieu dans les tous les quartiers. Pas sur qu’ils ont atteint 70% des quartiers », lâche-t-il.
Pour rappel, la SONEDE a commencé des travaux de réhabilitation de ses citernes depuis l’année dernière sur financement extérieur notamment saoudien. Et jusqu’aujourd’hui, ces travaux n’ont toujours pas pris fin. Le gouvernement, pour apaiser la situation, avait débloqué 60 millions de francs pour louer entre autres, des camions citernes pour la distribution de l'eau dans les différents quartiers de la capitale et pour s'assurer que les familles ont accès à l'eau pendant la période des travaux en cours à la station de pompage.
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