Comme prévu le personnel soignant d’El-Maarouf a débuté la grève de 72 heures ce mercredi 04 décembre. Malgré leur mobilisation, leur sit-in a été interrompu par les forces de l’ordre.
« Nous ne partirons pas sans un document officiel attestant notre renvoi », lance un gréviste dans l’enceinte de l’hôpital El-maarouf. En effet, ils étaient nombreux, ces soignants qui ont essayé de montrer leur mécontentement face aux conditions difficiles qu’ils vivent. Entamée ce mercredi 04 décembre pour trois jours, la grève des contractuels a pris un autre tournant. Selon une infirmière sur place, la gendarmerie s’est rendue à l’établissement pour demander aux grévistes de quitter les lieux. Une demande que le personnel a fermement refusée. Mais pendant que latension montait d’un cran entre le personnel hospitalier et les autorités, ce sont les patients qui en paient le prix fort. Devant les portes de l’hôpital, une femme portant son nourrisson dans les bras semblait au bord du désespoir.
« Mon bébé est malade, il a de la fièvre depuis hier soir. On m’a dit qu’on ne peut pas nous garder ici à cause de la grève. Où voulez-vous que j’aille », a-t-elle confié, les larmes aux yeux.
Une autre patiente, visiblement en colère, a exprimé son indignation face à cette situation. « Leur grève met nos vies en danger. Ce sont eux qui sont censés prendre soin de nous, mais aujourd’hui, ils nous abandonnent. Ma santé se dégrade chaque jour, et personne n’est là pour m’aider», déplore une patiente. Les grévistes, eux, insistent sur le fait que leurs revendications notamment l’indemnisation des gardes et l’alignement des salaires des contractuelles sur ceux des fonctionnaires sont légitimes et que leur mouvement est un cri d’alarme pour des conditions de travail devenues insupportables.
Malgré ces justifications, les témoignages de détresse des patients reflètent l’impact direct de cette crise sur la population. « Nous voulons travailler, mais dans des conditions dignes. Pourquoi nous demander de partir alors que nous réclamons seulement nos droits », a déclaré une infirmière en poste depuis plus de quatre ans. Pour l’heure, aucune solution n’a été trouvée, la grève va donc continuer. A titre de rappel, ces agents réclament entre autres l’alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires, le paiement régulier des primes de garde impayées depuis huit mois, etc. Il est primordial que la direction trouve un terrain d’entente pour la santé de la population.
Mohamed Ali Nasra
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