La Gazette

des Comores

Cette inquiétante recrudescence des cas de Covid-19 à Ngazidja

Cette inquiétante recrudescence des cas de Covid-19 à Ngazidja © : HZK-LGDC

A Ngazidja, l’on compte actuellement deux décès au moins et une soixantaine de patients admis à l’hôpital de Samba, dont quatre sous respirateur. Une situation qui devrait alerter les autorités avant qu’elle ne soit hors de contrôle.


La nouvelle vague de la Covid-19 ne s’abat pas que sur Mohéli. A Ngazidja, île principale de l’Union des Comores, le virus circule à une vitesse folle. Problème, les autorités n’ont pas encore pris de nouvelles mesures susceptibles d’anticiper une possible saturation des structures sanitaires comme lors de la première vague. Jusqu’à hier mercredi 13 janvier, le site de prise en charge de Samba Kouni regorgeait une soixantaine de patients. Quatre d’entre eux étaient sous oxygène.

 

Si cette situation inquiétante ne trouve pas l’écho conséquent à tous les niveaux de responsabilité dans la gestion de la crise, il n’en demeure pas moins que les soignants affectés à Samba sont à bout de souffle. « Des fois, on est débordés face au nombre de malades et ce, bien que les médecins fassent de leur mieux et que la prise en charge soit assurée », concède notre interlocuteur sur place. Parmi les patients, des jeunes de 17 ans. Mardi soir, il y a eu un deuxième décès dans cet hôpital, une sexagénaire, tandis que le premier décès remonte d’il y a « quelques semaines ». Vers fin décembre, peut-être bien.

 

L’allégement des mesures restrictives par le chef de l’État pourraient être révoqué, craint notre interlocuteur. En tout cas, le 05 janvier, la ministre de la santé avait réuni les maires et les préfets pour faire une rétrospective sur la situation actuelle et les inviter à mettre en application les mesures de prévention contre cette épidémie. La ministre de la santé avait rappelé au cours de cette  réunion que la contamination s'accélère d'une manière exponentielle et que beaucoup font semblant de ne pas y croire au lieu de prendre les précautions nécessaires.

 

Sur ce, un arrêté du comité de veille a été réactualisé, impliquant les districts sanitaires, les chefs de villages, les préfets et les maires pour faire appliquer les gestes barrières pour freiner la pandémie. Force est de constater hélas que dans plusieurs régions, ces mesures relèvent du vœu pieux. Chaque dimanche, hommes et femmes se donnent en spectacles dans les cérémonies coutumières sans masque, ni distanciation physique pourtant obligatoires. Il faudrait peut-être prendre les mesures qui s’imposent avant qu’il ne soit trop tard.

 

Andjouza Abouheir

 


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