La Gazette

des Comores

Certains parents sont réticents au Pfizer

Certains parents sont réticents au Pfizer © : HZK-LGDC

Dix jours après le lancement de la campagne de vaccination des jeunes de 12 à 17 ans, plus de la moitié des personnes cibles ont été vaccinées à Mohéli. N'en pêche que certains parents manifestent une certaine méfiance sur le vaccin Pfizer. Ils disent attendre d’abord de voir les effets avant d’autoriser leurs enfants à se faire vacciner.


Sur 8205 personnes cibles à Mohéli pour la vaccination des jeunes de 12 à 17 ans, 4454 ont été déjà reçu leur première dose du Pfizer à la date du mercredi 25 mai, soit 54,3%. Dans les établissements publics et privés comme dans les milieux non scolaires, les équipes de vaccinateurs se mobilisent activement pour cette campagne.

Dans les établissements publics, selon le coordinateur Dr Hassanaly Abdoulanziz, la grève des enseignants a un peu retardé l’opération, le mécanisme de pré-enregistrement pour recueillir les avis des parents sur ce vaccin avant leur administration à leurs enfants respectifs. Ce qui fait que les vaccinateurs entrent en contact sur place avec les parents par voie téléphonique avant de procéder à la vaccination. « Tout rentrera dans l’ordre d'ici peu car nous travaillons en collaboration avec les responsables de l’éducation et ils nous ont rassuré de revoir », rassure le coordinateur.

Cependant, dans certaines écoles privées où les pré-enregistrements ont eu lieu, nous avons appris un nombre assez élevé des parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants. Dans un seul établissement de la place, 30 parents d’élèves ont refusé. Nous avons pu entrer en contact avec deux de ces parents et la réponse est presque la même. « Si ce vaccin était fabriqué en Chine, je ne poserai pas de question car les chinois ont fait leur preuve avec le Sinopharm et dans l’élimination du paludisme », explique un parent qui a refusé que ses enfants soient vaccinés mais qui a requis l’anonymat. « J'attends un peu, le temps de voir les effets de ce vaccin et après si tout va bien, je vais les faire vacciner », précise-t-il. Même son de cloche pour le deuxième parent qui a rajouté que si c’était un vaccin chinois et des complications arrivent après il ne se reprocherait de rien car pour lui, il ne doute rien des chinois.

Riwad

 


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