La Gazette

des Comores

Ce que dit le rapport de la CNDHL sur les droits du patient

Ce que dit le rapport de la CNDHL sur les droits du patient © : HZK-LGDC

Face à une défaillance de prise en charge dans les hôpitaux publics, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés recommande au ministère de la santé d’organiser un atelier de réflexion sur l’éthique, la déontologie hospitalière et sur les soins d’urgence.


Les droits à la santé plus particulièrement ceux du patient, ne sont pas effectivement respectés aux Comores. Selon le rapport couvrant l’année 2019 et 2020 de la commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), le non respect de ces droits conduit souvent à des incidents graves « aboutissant parfois à des homicides involontaires ». Le constat montre que le laxisme complique la situation surtout pour les patients qui nécessitent une prise en charge en toute urgence. « L’accueil des patients aux soins d’urgence est toujours assuré par le médecin généraliste de garde. Mais souvent, le retard ou l’absence accusée par le spécialiste de garde constitue un manque de responsabilité sur la prise en charge du patient et entraîne la non-assistance d’une personne en danger », lit-on dans le rapport.

 

Derrière ce laxisme s’ajoute le problème de logistique, notent les auteurs du document. Les hôpitaux manquent souvent d’équipements ou sont souvent confrontés à une insuffisance ou rupture de matériels de prise en charge. « Les capacités d’accueil sont insuffisantes, les latrines insalubres, parfois inexistantes, 60% du personnel sont bénévoles ». Dans notre pays, certains médecins priorisent leurs cabinets privés au grand dam des hôpitaux publics, ce qui fait que plusieurs patients en situation précaire se dirigent vers ces hôpitaux privés, alors que ces derniers manquent souvent de matériels.

 

Face à cette situation, le ministère de la santé ne peut s’offrir le luxe d’attendre. Et pour s’y faire, il a mené une réflexion qui consiste à structurer le fonctionnement du système de prise en charge des patients en mettant l’accent sur le respect des horaires de travail pour les médecins dans le public et le privé. Cependant, la Cndhl recommande au ministère de la santé d’organiser un atelier de renforcement de capacités où il sera question de réfléchir sur l’éthique, la déontologie hospitalière et sur les soins d’urgence. 

 

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.