La Gazette

des Comores

Campagne de vaccination: De gré ou de force, il faut se vacciner

Campagne de vaccination: De gré ou de force, il faut se vacciner © : HZK-LGDC

Pour atteindre l'immunité collective estimée à 60% de la population, les forces de l'ordre ont mené une opération coup de poing dans tous les secteurs du territoire sanitaire. L'idée est de pousser la population à se faire vacciner.


Quelques jours après la sortie du décret présidentiel rendant la carte vaccinale obligatoire, les forces de l'ordre ont pris le relais. À Moroni, tout comme ailleurs, la surveillance est systématique. Conformément au dernier décret présidentiel, le Pass Sanitaire est obligatoire pour accéder aux différentes administrations, établissements et entreprises publics, marchés, supermarchés, restaurants, banques, les moyens de transport en commun, et toutes autres structures accueillant du public. De gré ou de force, la vaccination n'est plus une option mais une obligation.

Ils sont nombreux à être arrêtés ou orientés malgré eux vers les sites de vaccination. «Tout comme ce jeudi, les personnes qui ne se sont pas vaccinées, seront orientées vers les centres de vaccinations ouverts de 7h à 19h pendant toute la durée de la campagne de vaccination », lit-on dans la page officielle de la gendarmerie. Une décision décriée par une majeure partie de la population, qui se trouve aujourd'hui pliée à la volonté de l'État.

Lors d'un entretien en octobre dernier, Me Moudjahid Abdoulbastoi avait démontré qu’il faut plus qu'un décret ou un arrêté pour imposer ce Pass Sanitaire. « Il va falloir faire passer une loi et même avec une loi, rien ne garantit qu'elle ne soit pas sanctionnée par le juge constitutionnel. Matériellement, seule la loi peut déroger aux libertés garanties par la constitution, comme cela est bien dit dans l'article 89 de la loi fondamentale de 2018. Ici, l'obligation de vaccination, donc sans le consentement du vacciné, est un atteinte grave à l'intégrité physique de la personne humaine », avait-t-il signifié. Il reste à savoir si les libertés dont jouissent les citoyens seront respectées. De même, il faudrait que le gouvernement pense à contrecarrer la circulation des faux Pass Sanitaires. Car certains préfèrent en acheter que de se faire vacciner. Un autre phénomène qu'il faut combattre si l'on veut atteindre l'immunité collective.

Andjouza Abouheir

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.