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Bilan ramadan : 30 cas de grossesses interrompues identifiés

Bilan  ramadan :  30 cas de grossesses interrompues identifiés © : HZK-LGDC

Durant la période de jeûne, le pays a enregistré 30 cas de grossesses interrompues. Des chiffres alarmants pour un pays musulman. L'association des sages-femmes parle d’un entêtement de certaines femmes à entraver les recommandations des médecins.


Alors que le Coran permet à toute femme musulmane enceinte de ne pas jeûner durant le ramadan et de reprendre ce jeûne plus tard après l'accouchement afin d'éviter tout danger et risque de perdre le bébé, certaines femmes se sont entêtées à le faire. Dans le pays, durant le mois de ramadan,  environs 30 cas de grossesses interrompues sont identifiés, a-t-on appris de la chaine CMM. Selon ledit media, ces femmes enceintes se sont entêtées d’observer le jeûne malgré les recommandations des médecins. Interrogé sur cette question, la présidente des associations des sages-femmes, Fatima Said Mahaz constate que ces cas sont monnaie  courante. Elle explique qu’au cours de la grossesse, le fœtus consomme à travers le ventre de sa mère.

Durant le premier trimestre, la future maman ne devrait pas jeûner pour permettre un bon croissement de son bébé. Les statistiques démontrent que le premier trimestre est crucial et la maman doit se soucier du bien être de son enfant. « Si la maman ne s'alimente pas normalement, le bébé ne pourra pas tenir dans le ventre de sa mère. C'est ce qui cause  malheureusement l’interruption de grossesse. Si elle ne mange pas, le bébé dans son ventre n'aura pas ses besoins en aliments. En cas de mauvaise hydratation pendant la journée, le bébé peut manquer de liquide amniotique et la maman souffrir de diverses complications », explique-t-elle, avant d'ajouter que « nous, en tant que sage-femme, on interpelle les femmes enceintes, nous faisons la sensibilisation afin de prévenir et d’assurer le bien-être de la mère et de l’enfant ».

Selon ce major à la maternité du CHN-El Maarouf, la plupart de cas, ce sont des jeunes de 25 à 35 ans et en général ce sont des grossesses de 10  à 13 semaines. C’était l’occasion pour elle d’interpeller les femmes de venir en consultation dans les hôpitaux. «  J’appelle les femmes enceintes à venir à l’hôpital pour l’échographie, des soins, suivis afin d’éviter tout risque. Encore plus, d’écouter les recommandations des médecins et des sages femmes pour une meilleure prise en charge »,  conscientise-t-elle. Rappelons que l’année dernière, il y a eu plusieurs interruptions de grossesse pendant le mois. Une situation qui mérite des actions de sensibilisation.

Andjouza Abouheir

 


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