L'association comorienne de lutte contre le cancer (ACC) a mené dans la région de Djando à Mohéli, une campagne de sensibilisation contre le cancer de l’utérus chez la femme. L'objectif est de conscientiser les femmes ainsi que les jeunes filles sur les dangers liés à cette maladie en vue de la prévenir.
Pour lutter contre le cancer chez la femme en particulier le cancer de l'utérus, l'association comorienne de lutte contre le cancer, conduit par le gynécologue Dr Mohamed Ibrahim a effectué ce week-end une descente dans la région de Djando pour une campagne de sensibilisation. L'objectif principal c'est de rassembler massivement les femmes notamment les jeunes mamans pour les conscientiser du danger liés à cette maladie afin de les prévenir.
Après Siry Ziroudani et Wanani chef lieu de la région de Djando, cette équipe de bénévoles est descendue à Hamavouna à l’extrême Est de l’île pour les mêmes objectifs. Quatre points essentiels ont été évoqués. Les infections féminines dont les femmes ont tendances à se soigner à base de traitements traditionnels, les mariages précoces, l'infidélité conjugale mais également l'accouchement répétitif. « En moyenne une femme doit accoucher entre 6 à 7 enfants. Au delà de 7 enfants la femme court plusieurs risques liés à la santé dont le plus probable c'est le cancer du col de l'utérus. Non seulement, mais aussi la plupart des femmes traitent leurs infections génitales à partir des plantes médicinales » explique Dr Mohamed Ibrahim. « Je ne remets pas en cause les traitements traditionnels que font les femmes pour se débarrasser de ces infections, toutefois il faut avouer que rien n'est fiable dans le traitement traditionnel » a-t-il ajouté.
L'examen gynécologique périodique peut être l'occasion de la découverte d'une infection vaginale ou IST (infection sexuellement transmissible). « L'infection est parfois silencieuse et ne donne lieu qu'à très peu de signes. En revanche en cas des démangeaisons, brûlures, pertes blanches ou bien toute apparition de changement inhabituel dans l'appareil génital de la femme, il est impératif de se rendre à l'hôpital pour faire des analyses » conseille le gynécologue.
Dans près de 99% des cas de cette maladie, ils sont liés, selon ce spécialiste, à une infection persistante par le papillomavirus humain ou HPV. Ce virus, très contagieux, se propage par simple contact sexuel. « À la différence des autres infections sexuellement transmissibles, le HPV se transmet dès les premiers attouchements, même sans pénétration » a-t-il indiqué.
Riwad
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