Contribuer à la réduction des facteurs de risque du diabète et renforcer l'information et la sensibilisation des populations sur le diabète, à travers l'implication des journalistes par la production et la diffusion de contenus journalistiques de qualité, tel est l’objectif visé par l'ONG santé diabète. Et pour cela, 25 journalistes du réseau santé diabète en collaboration avec cette ONG participent à un atelier d’échange de 3 jours à partir de ce mardi à Moroni.
Selon les dernières estimations de la Fédération Internationale du Diabète (FID), plus de 463 millions de personnes sont aujourd’hui affectées dans le monde, dont près de 80% vivent dans des pays à faibles ou moyens revenus. En 2017, le diabète était responsable de 5,1 millions de décès (soit 14 000 morts par jour et 1 mort toutes les 7 secondes).
Le Burkina Faso, le Mali et l’Union des Comores, selon les intervenants, ne font pas exception, avec une prévalence variant entre 3 et 5% de la population adulte dans ces 3 pays. Cette transition épidémiologique est principalement due à une urbanisation croissante et aux modifications des modes de vie que cela entraîne notamment une transition nutritionnelle, une baisse de l’activité physique et une forte augmentation du surpoids et de l’obésité.
Le but de cet atelier d’échange c'est donc de renforcer les connaissances de ces 25 journalistes des Comores sur le diabète, ses facteurs de risque et les principes déontologiques régissant la couverture médiatique de sujet de santé.
Selon Stephanie Gardier, journaliste scientifique et ex rédactrice en chef du Figaro, aux Comores, entre 15% et 25% des adultes peuvent être considérés comme ne faisant pas suffisamment d’activité physique, et près d’un quart de la population adulte présente un surpoids ou une obésité. « Les enquêtes menées par l'ONG santé diabète aux Comores démontrent que le diabète prend de l'ampleur dans l'archipel des Comores et la prévention se caractérise par des soins trop limités », avance-t-elle, avant d’ajouter que « les enquêtes réalisées en 2011 démontre que 4,8% des personnes âgées de 25 à 60 ans sont diabétiques aux Comores. Ces chiffres sont forcement changé au fil du temps
Le diabète détériore le fonctionnement des organes vitaux et entraine des graves problèmes de santé tel que la cécité, la maladie cardiovasculaire, l'insuffisance rénale ou pire l'amputation. Les conséquences sont lourdes du point de vue sanitaire ou socio-économique. « On ne peut pas prévenir le diabète de type 1, toutefois on peut prévenir celui du type 2 en adoptant une alimentation équilibrée, manger moins de sucre, moins gras et moins salé » suggère Dr Moïse.
Riwad
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