La Gazette

des Comores

14 enfants souffrant du mongolisme ont été recensés à Mohéli

14 enfants souffrant du mongolisme ont été recensés à Mohéli © : HZK-LGDC

Les Comores ont célébré la deuxième édition de la trisomie 21 le lundi dernier. A Mohéli 14 enfants souffrant de mongolisme ont été recensés par l'association trisomie 21. Mais il en resterait beaucoup d’autres cas non encore enregistrés. L’association lance un appel aux autorités du pays pour garantir un avenir serein à ces enfants souffrant de ce syndrome de Down.


La journée de la trisomie 21 est célébrée tous le 21 mars dans le monde. À Mohéli comme dans les autres îles de l’archipel, cette journée n'est pas passée inaperçue. Lundi dernier, l'association trisomie 21, s’était réunie dans les locaux des jeunes leaders de la paix avec les responsables sanitaires de l'île pour sensibiliser la population sur cette maladie, provoquée par une anomalie génétique caractérisée par la présence de 3 chromosomes au lieu de 2 sur les chromosomes numéro 21.

« Nous devons apprendre à vivre avec les mongoles. Ce sont des enfants comme tous les autres enfants malgré leurs déficiences intellectuelles, et un retard de développement psychologique » explique Madame Natidjati Malida point focal de l'association trisomie 21 à Mohéli. « Certaines personnes profitent de ce handicap pour maltraiter les enfants souffrant de cette anomalie génétique. C'est de la violence et tout acte de violence mérite sanction ».

Pour cette dame, il est temps de sensibiliser toutes les couches sociales, les organisations en charge de la protection sociale des enfants et surtout le gouvernement central puisqu'à Mohéli beaucoup d’enfants souffrant de cette anomalie génétique sont enfermés à la maison. La plupart d'entre eux ne bénéficient d'aucun traitement. Ce qui n'est pas le cas pour les mongoles des autres pays du monde « J'ai voyagé dans plusieurs pays et j'ai constaté que les enfants trisomiques sont bien traités. Ils ont même des mutuelles de santé, des écoles spécifiques à eux, ce qui n'est pas le cas chez nous où personne ne les considèrent » regrette Natidjati Malida.

Seulement 12 enfants trisomiques sont enregistrés dans cette association qui se bat pour leurs droits à Mohéli. Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité vu que beaucoup d’enfants ne sont pas enregistrés au sein de l’association, ce qui ne facilite pas la tâche. « C’est une association naissante mais d'ici peu nous aurons un changement plus ou moins positif » espère le point focal de l’association.

Riwad

 


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