Une dizaine d’échantillons de personnes ayant été testées positives au coronavirus sont actuellement analysés par séquençage à Nairobi en vue d'une éventuelle mutation du virus. L'objectif affiché par le ministère de la santé est de déterminer si une personne avec un résultat positif est porteuse de la nouvelle variante du coronavirus dite sud-africaine.
Le gouvernement se veut vigilant face à cette deuxième vague de la covid-19. En collaboration avec l’OMS, il a déployé un spécialiste du laboratoire de l’INRAPE au Kenya. Avec lui, 10 échantillons prélevés sur des personnes positives au coronavirus à Mohéli pour confirmer s’il s’agit véritablement de la nouvelle variante qui sévit en Afrique du Sud ces dernières semaines.
L'expert est arrivé à destination dimanche 17 janvier dernier au Kenya et le séquençage a commencé ce lundi 18 janvier. « Nous avons envoyé les échantillons pour examen au Kenya Medical Research Institute, le séquençage doit être effectué et nous serons fixés d’ici mercredi », déclarait Loub Yacouti Athoumani, la ministre de la santé, samedi dernier au cours d’une rencontre avec la presse.
Depuis l’arrivée d’une personne en provenance d’Afrique du Sud au mois de décembre, déclarée positive, plusieurs suppositions ont été faites par beaucoup des spécialistes dans le pays. En attendant, le site de prise de l’hôpital de Samba est plein ou presque. Les autorités ont annoncé être à la recherche d’un autre site pour désengorger Samba.
Andjouza Abouheir
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