Selon des informations recueillies par nos soins, trois cas suspects de la variole du singe sont actuellement pris en charge au district sanitaire de Samba, le même site qui abritait les malades de la Covid-19.
Depuis quelques jours, un enregistrement audio enflamme les réseaux sociaux et les conversations privées dans notre pays, semant la panique au sein de la population. L'auteur de l’alerte en question affirme que trois personnes venues de Madagascar par voie maritime seraient porteuses du virus Mpox, autre appellation de la variole du singe. Après ces rumeurs relayées par un volontaire du Croissant-Rouge basé à Mohéli, la Gazette des Comores a mené une enquête. Selon nos informations, cette rumeur n'est pas si anodine que ça. Il s'avère tout qu’il y ait des malades, présentant des signes cliniques caractéristiques tels des boutons et une hausse de température, qui sont isolés au CHR de Sambakouni. Ces suspects seraient tous des passagers venus de Majunga par voie maritime. Pour rappel, la suspension de la navigation maritime dans les eaux comoriennes pour mauvais temps a été levée le 9 janvier et le premier bateau venu de Madagascar où la variole du singe sévit depuis plusieurs semaines, a accosté le 13 janvier.
Contacté par nos soins, le directeur général de la santé, le Dr Saindou Ben Ali Mbaé, confirme nos informations. « Trois personnes sont effectivement prises en charge au Centre hospitalier régional de Sambakouni après avoir présenté des symptômes suspects, potentiellement liés à la Mpox. Ces patients présentent des signes cliniques caractéristiques de la maladie, bien que les tests de confirmation n'aient pas encore été réalisés, par mesures de précaution ils sont isolés et traités. Ils reçoivent actuellement des soins adaptés », explique le médecin qui réitère que
« à ce stade, le ministère de la santé ne peut pas confirmer la présence du virus simienne sur le territoire national ». « Nous attendons les réactifs commandés pour effectuer les tests cette semaine et déterminer un diagnostic clair ».
Même si les autorités sanitaires comoriennes n'ont pas encore finalisé le plan de contingence nationale annoncé il y a deux semaines, il semblerait qu'elles soient sur le pied de guerre, mais le manque de moyens pour un diagnostic en laboratoire fiable complique la situation. Par ailleurs, une question se pose : pourquoi ne pas prélever des échantillons et de les envoyer directement à Nairobi pour un diagnostic rapide, au lieu de continuer à attendre des réactifs alors que Nairobi est à quelques heures de vol et abrite des laboratoires de référence ?
Pour rappel, la variole simienne se transmet par contact étroit et direct avec une personne infectée, via les lésions cutanées, les fluides corporels et les muqueuses. Aussi, la transmission peut également se produire par contact indirect via le partage d'objets contaminés. Les symptômes sont : fièvre, éruption cutanée, douleurs musculaires et faiblesse générale. Il est primordial dans ce contexte de ne pas céder à la panique, car cela ne ferait qu'aggraver la situation. La population doit nécessairement adopter les gestes barrières, tels que la distanciation, le lavage des mains et le port du masque dans les endroits publics.
Hamdi Abdillahi Rahilie (stagiaire)
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