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des Comores

Lutte contre le paludisme dans la région Africaine: Œuvrer durablement contre la menace du paludisme

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Lutte contre le paludisme dans la région Africaine:  Œuvrer durablement contre la menace du paludisme © : HZK-LGDC

11 pays africains où la charge du paludisme est la plus élevée se sont engagés à accélérer la lutte pour mettre fin aux décès dus à la maladie. Ces derniers ont pris l’engagement d’œuvrer contre la menace que le paludisme représente dans la région africaine, qui enregistre 95% des décès dus au paludisme dans le monde.


En Afrique, la menace du paludisme est imminente. Pour mettre fin à cette menace, 11 ministres de la région Africaine ont signé une déclaration commune à Yaoundé au Cameroun en début du mois. Il s’agit du Burkina Faso, du Cameroun, du Ghana, du Mali, du Mozambique, du Niger, du Nigéria, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo, du Soudan et de la Tanzanie. Tous se sont engagés à renforcer le leadership et à accroître le financement national des programmes de lutte antipaludique, à continuer d’investir dans la technologie des données, à appliquer les dernières orientations techniques en matière de lutte antipaludique et d’élimination du paludisme et à renforcer les efforts au niveau local.

Organisée conjointement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le gouvernement camerounais, cette conférence ministérielle a rassemblé des ministres de la santé, des partenaires internationaux de la lutte contre le paludisme, des organismes de financement, des scientifiques, des organisations de la société civile et d'autres acteurs majeurs de la lutte contre le paludisme. Cette réunion avait quatre objectifs principaux, à savoir examiner les progrès accomplis et les difficultés rencontrées dans l’atteinte des cibles énoncées dans la stratégie mondiale de l’OMS sur la lutte contre le paludisme, échanger sur les stratégies d’atténuation et sur le financement de la lutte antipaludique, convenir des stratégies et des mesures efficaces susceptibles d’accélérer la réduction de la mortalité due au paludisme en Afrique et élaborer une feuille de route pour un engagement politique et sociétal fort en faveur de la lutte contre le paludisme, adossés à un mécanisme de responsabilisation clair.

Les chiffres parlement d’eux-mêmes, on est passé de 233 millions de personnes infectées en 2019  à 249 millions en 2022. Au cours de la même période, le nombre de cas dans la Région africaine a augmenté, passant de 218 millions de cas à 233 millions de cas. La Région reste la plus durement touchée par le paludisme, avec 94% de la charge de morbidité palustre mondiale, 95% de la mortalité palustre dans le monde et environ 580 000 décès liés au paludisme en 2022.

Dans son intervention, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique a indiqué que « Le paludisme continue de provoquer des décès évitables d’enfants et d’infliger de lourdes pertes aux familles dans notre Région. Nous nous réjouissons de la déclaration ministérielle d’aujourd’hui, qui témoigne d’une ferme volonté politique d’alléger la charge due à cette maladie mortelle », souligne-t-elle, tout ne poursuivant qu’avec un regain de détermination, nous pouvons accélérer les progrès vers un avenir sans paludisme. »

L’OMS recommande donc un engagement ferme en faveur de la riposte au paludisme à tous les niveaux, surtout dans les pays à forte charge palustre, un financement national et international plus important, une lutte antipaludique fondée sur la science et sur des données, une action urgente sur les effets du changement climatique sur la santé, l’exploitation de la recherche et de l’innovation, ainsi que des partenariats solides pour une riposte coordonnée.

Sur ce sujet, aux Comores, le gouvernement s’est engagé d’éliminer le paludisme d’ici 2025. Cette  décision est conforme à ses engagements envers la communauté internationale, notamment les Objectifs du développement durable, et s’inscrit dans le Plan Comores émergentes ainsi que dans la stratégie technique mondiale de l’OMS pour le paludisme couvrant la période 2016 à 2030. Mais les Comores pourront-elles éliminer le paludisme d’ici 2025, nous y reviendrons dans notre prochain édition.

Andjouza Abouheir

 

 


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