La Gazette

des Comores

Les Comores ne disposent que de trois ophtalmologistes

Les Comores ne disposent que de trois ophtalmologistes © : HZK-LGDC

Le pays ne compte que quatre structures d'ophtalmologie équipées, et trois ophtalmologistes formés. C’est ce qu’on a appris lors de la célébration de la journée ophtalmologie sous le thème « Œil et Virus » le week-end.


C’est sous le thème « Œil et Virus » que la 14e édition de la journée ophtalmologie a été célébrée dimanche 29 novembre dernier pour la première fois à Anjouan. Cette journée a vu la présence du chef de l’Etat, Azali Assoumani, la ministre de la santé, Loub Yakout, le représentant de l’OMS, Diarra Abdoulaye ainsi que d’autres acteurs de la santé. Sous la conduite du Programme national de lutte contre la cécité aux Comores (PNLC), les praticiens et les spécialistes de la santé oculaire se sont donné rendez-vous pour une journée d’échanges et de renforcement des capacités.

 

Plusieurs sujets ont été abordés dans le but de faire de la contribution sur la collecte des informations relatives aux viroses. En raison du contexte de la pandémie de Covid-19, la thématique a été choisie pour répondre concrètement à cette période de crise sanitaire qui sévit actuellement dans le pays. Dans ce contexte, le chef de l’Etat fait appel à la vigilance. « Il ne faut pas baisser la garde et de continuer à respecter les gestes barrières pour éviter le regain de la pandémie observée dans de nombreux pays », prévient Azali Assoumani.

 

Quant à la ministre de la santé, elle a reconnu les efforts déployés par la coordination du Programme national de lutte contre la cécité qui a su élaborer et mettre en œuvre un plan quinquennal couvrant 2019 à 2024. « Ces assises permettront le renforcement des capacités de nos agents de santé et favoriseront la coopération entre nos spécialistes et les experts de la santé oculaire », avance Loub Yacouti Atoumane, tout en portant un intérêt particulier aux caravanes de soins qui seront menées au pays par l’équipe humanitaire Terres d’Ophtalmo et leurs collègues comoriens.

 

De son côté le représentant de l’OMS, le docteur Diarra Abdoulaye a rappelé que son organisation a toujours soutenu les assises scientifiques organisées par le PNLC. Il a aussi réitéré l’importance de continuer la campagne de consultation sur le terrain par les experts partenaires du PNLC. « Ces journées scientifiques sont une occasion pour les collègues praticiens installés loin de la capitale de se recycler et de renouer avec la science, les dernières techniques et technologies d’opération et de traitement », indique-t-il.

 

Il reconnaît que les services ophtalmo sont une zone à risques pour le patient et le personnel soignant de par le mode de transmission du virus. « Il est aussi vrai que la gestion de la pandémie aux Comores ne devrait pas impacter la continuité des services », poursuit-il. Ce sont les Docteurs Zaidou Youssouf et Ben Imane qui ont présidé successivement les travaux de cette journée scientifique sur la lutte contre la cécité qui a regroupé un peu plus de 80 professionnels de la santé exerçant dans les trois îles. Au cours de cette journée, nous avons appris que le pays ne compte que quatre structures d'ophtalmologie équipées, et trois ophtalmologistes formés. Une carence qui doit interpeler l’Etat, face à une recrudescence de cette pathologie dans le pays ces dernières années.

 

Andjouza Abouheir

 


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