Le taux de couverture de seulement 57% contre 81% pour la précédente campagne en témoigne. Une réadaptation du protocole national épidémiologique s’impose afin de parvenir aux résultats escomptés.
Le mauvais élève reste toujours réfractaire. La population de Ngazidja se montre de plus de plus hostile au traitement contre le paludisme, suscitant ainsi l’inquiétude des autorités sanitaires qui ne peuvent que craindre une montée exponentielle des cas existants. C’était en fin de la semaine dernière que le ministère de la santé a fait la restitution des travaux relatifs aux campagnes lancées en 2019 pour lutter contre le paludisme à la Grande-Comore.
Les résultats sont plus que décevant puisque le taux de couverture n’a atteint que 57,02% seulement de la population. Bas, très bas que les résultats de la campagne précédente qui avait enregistré une couverture de 81,22%. La cause de cette régression ahurissante n’est autre que la « méfiance » dont a fait preuve la population de Ngazidja pendant la période de la campagne. Les spécialistes l’avouent : la prise de conscience et le suivi des recommandations ne sont pas au rendez-vous en dépit de la « forte implication » des autorités nationales.
Et pour y remédier sous peine de laisser les moustiques porteurs du virus avoir raisons de la population, le ministère qui a déjà identifié les points faibles, compte « renforcer le système de surveillance épidémiologique et entomologiques, réviser et réadapter le protocole national de surveillance épidémiologique et revoir les mécanismes de collaborations (…) afin de renforcer la surveillance communautaire ».
A titre de rappel, le gouvernement comorien et la République populaire de Chine ont lancé en aout 2018 des campagnes de traitement de masse contre le paludisme. Des trois îles, Ngazidja est la seule où le taux du paludisme ne cessait d’augmenter. Présent dans cette cérémonie de restitution, les représentants de la partie chinoise ont montré leur disponibilité à accompagner davantage le pays pour combattre ce fléau.
« Cette coopération entre la Chine et les Comores existe depuis fort longtemps. Depuis 2006, une équipe chinoise siège aux Comores et travaille depuis sur l’éradication du paludisme dans le pays », rappelle Wang Que qui n’est pas sans rappeler qu’en 2017, « 19 000 cas » dans l’archipel ont été enregistrés. Ce qui sans doute montre le retour en force du paludisme. « Aujourd’hui, l’idée est d’éradiquer la maladie à tout prix. Les équipes travaillent en mettant en place des stratégies et des système de surveillance informatique, la diffusion des informations et la sensibilisation des habitants locaux », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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