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des Comores

Élections législatives et communales: Le parti Simba appelle au boycott

Élections législatives et communales:  Le parti Simba appelle au boycott © : HZK-LGDC

Le parti Simba appelle au boycott des élections législatives et communales de janvier 2025. Dans un communiqué signé depuis Paris, où elle se trouve, la présidente Moinaecha Djalali dénonce l'illégitimité du régime d'Azali Assoumani, qu'elle accuse de « dérive autoritaire » et de vouloir instaurer « une dynastie familiale ». Ledit parti s'oppose fermement à la tenue des scrutins et réclame le départ immédiat du président, appelant à une mobilisation massive contre ce qu'il qualifie de « vraies-fausses élections ».


Trois jours après la publication du décret présidentiel convoquant le corps électoral pour les élections législatives et communales de janvier 2025, le parti Simba brise le silence. Dans un communiqué datant du 13 octobre 2024, Moinaecha Djalali dépeint le Chef de l’Etat comme un leader autoritaire souffrant du « syndrome de l'imposteur ». Le décret convoquant les élections est qualifié de tentative de légitimation d’un pouvoir qu’elle considère usurpé. Depuis la fin du mandat officiel d’Azali Assoumani le 26 mai 2024, le président aurait, selon elle, « plongé le pays dans une situation de gouvernance illégale», peut-on lire dans ce communiqué qui souligne au passage «qu’Azali s’appuie sur une force militaire dirigée par son fils pour maintenir son emprise sur la scène politique comorienne».

Cette candidate malheureuse aux élections de 2016, accuse également Azali Assoumani de nourrir des ambitions dynastiques, cherchant à imposer ses fils dans la succession du pouvoir. Selon le Parti Simba, ces manœuvres visent à étouffer toute opposition légitime et à anéantir les droits de la classe politique comorienne qui défend l’État de droit et les libertés publiques. La tonalité du communiqué est claire : pour le Parti Simba, «la période de tolérance et de patience vis-à-vis du régime est révolue», précise le parti. La présidente Djalali affirme que les Comoriens ont fait preuve de suffisamment de pacifisme face aux abus répétés du président, mais que le moment est venu de dire « non ». Elle appelle donc au rejet total de ces élections qualifiées de « vraies-fausses », soulignant l'absence de conditions démocratiques pour la tenue de scrutins libres et transparents.

L’appel au boycott est lancé avec une « force et détermination ». « Il ne s'agit pas seulement de rejeter les élections, mais également de réclamer le départ d'Azali Assoumani. Elle affirme que le président doit répondre de ses actions devant une justice "libre et indépendante », laissant entendre que l’impunité de son régime ne saurait durer éternellement. Djalali tente de mobiliser la population comorienne dénonçant un processus vicié à la source. Reste à voir comment cet appel sera perçu aux Comores et quelle en sera l'impact sur la scène politique nationale. En tout cas certains leaders de l'opposition comme Me Fahmi Saïd Ibrahim ou encore Abdoulmadjid Soulé, prennent chacun ces élections dans une autre vision,  celle de laisser le peuple s’exprimer librement en toute transparence. «Il faut absolument aller aux élections comme ça nous aurions peut-être la majorité pour barrer la route à Azali»

Ibnou M. Abdou


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