Ce n’est désormais un secret pour personne: l'opposition présentera ses candidats aux prochaines échéances électorales prévues courant 2019. L’annonce a été faite par Youssouf Said, porte-parole de l'Union de l'opposition, au cours d’une émission mise en ligne sur le réseau social Facebook. Membre du parti Djawabu, il précisera tout de même qu'il ne "s’exprime pas au nom de l’Union de l’opposition". Salim Machindu de l'Updc, lui emboîte le pas et annonce: "Si Mamadou n'est pas candidat, il y aura sans nul doute une autre candidature de l’UPDC".
Ira ou n'ira pas ? Voilà la grande question que tout le monde se posait au sujet de l’opposition pour les élections présidentielles annoncées par le chef de l’Etat pour le premier trimestre 2019. Tout portait à croire que l’opposition allait boycotter les échéances électorales anticipées issues d’un référendum qu'elle a rejeté en bloc. Finalement, ce ne sera pas le cas. Youssouf Said du parti Djawabu assure le contraire : « Azali n'aura pas un boulevard et ne sera pas seul à l'élection présidentielle. Nous irons aux élections! », a confié dans une émission diffusée sur les réseaux sociaux, le porte-parole officiel de l'UO.
Cet ancien vice-président de l'Assemblée nationale précisera tout de même qu’il ne s’exprime pas "en tant que porte-parole de l'Union de l'Opposition". Il est cependant persuadé que « l’opposition ne laissera pas le champ libre au gouvernement pour faire ce qu’il veut". Accusée dès le départ d'agir en rang dispersé, l'UO plus que jamais semble s'éparpiller avec cette déclaration de Youssouf Said, aussi personnelle qu'elle soit. Le parti du chef de file de l'UO d'ailleurs exprime sa volonté de soumettre une candidature aux prochaines échéances.
L'Updc, courant Ikililou et Abdoulkarim, respectivement anciens chef de l’Etat et ministre des Affaires étrangères rejette le boycott de l’opposition sur les Assisses nationales et sur le référendum. La politique de la chaise vide, très peu pour eux: « Il faut toujours être présent pour s'opposer à quelqu'un. Vaincre ou être battu », affirme Salim Machindu, porte-parole de l'Updc. Il précise: « Si Mamadou n'est pas candidat, il y aura sans nul doute une autre candidature de l’UPDC ». Et comme pour mieux faire entendre la voie qu'ils ont décidé de suivre, il rajoutera: « Si Mamadou est candidat, on le soutiendra ».
Hier, Abdoulkarim et Machindu se sont exprimés dans une conférence de presse tenue conjointement par la mouvance présidentielle et certains partis politiques de l’opposition qui ont assisté au dialogue inter-comoriens, Parmi ceux-là, le parti Al-Qamar de Salim Saandi et le Mouvement Badili Komor. Leurs porte-paroles respectifs ont ainsi annoncé officiellement les candidatures de leurs partis politiques issus, toujours selon eux, de l’opposition. « Notre opposition est constructive. Nous faisons des critiques qui vont dans le sens du développement mais pas pour démolir », indique Hamdane Bacar du Mouvement Badili Komores. Ahmed Ali d'Al-Qamar a annoncé lui la candidature de Salim Saandi, principal leader de ce parti.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
