Alors que le porte-parole du Front commun Ibrahim Abdourazak alias Razida a appelé les siens à renoncer à la politique de la chaise vide pour prendre part aux élections de 2024, le secrétaire général quant à lui campe toujours sur sa position. Il demande « des préalables afin d’assurer des élections libres et transparentes ».
Condamné à perpétuité, l’ancien président Sambi entame sa cinquième année de détention. L’Union de l’opposition s’en est remis à Dieu au cours d’une cérémonie religieuse tenue samedi 26 août dernier sous la haute surveillance des forces de l’ordre au foyer des femmes de Moroni. Cet évènement a vu la présence de grandes figures de l’opposition dont l’ancien gouverneur de Ngazidja Mouigni Baraka Said Soilihi et Me Ibrahim Ali Mzimba. Dans la foulée, l’opposant Mohamed Djaffar Abass a décrié un climat tendu. « Notre rassemblement du jour est certes celui du recueillement, de la prière, d'imploration du tout Puissant. Cela fait de nous les sonneurs d’alarme pour dire et rappeler que nos frères de l’autre île sont devenus des êtres à faire périr par et sous un régime dont la haine vis à vis de ses habitants dépasse l’entendement. Sommes-nous là-bas dans un territoire sous tutelle, un territoire autre que Comorien ? Tout le laisse croire. En effet, comment comprendre qu’aujourd’hui, des dizaines de nos compatriotes Anjouanais sont entassés dans la prison de Koki pour raison politique ou, bien pire, exportés comme du bétail dans la grande île, enfermés quelque part au désespoir de leur famille ? Comment peut-on comprendre que les portes du pénitencier sont fermées, uniquement fermées pour nos compatriotes politiques de là-bas ? Pourquoi la plume de grâce d’un décret présidentiel n’arrive pas jusqu’à eux », a-t-il déploré.
Dans cet ultime combat, le secrétaire général du Front commun élargi Ahmed Hassane Elbarwane a fait un détour sur les prochaines échéances électorales. Et contrairement à Razida qui a appelé récemment à renoncer à la politique de la chaise vide pour prendre une part active aux élections, le dirigeant du parti Juwa fait savoir qu’aucune décision n’a été encore entérinée. « Nous n’avons pas pris de décision de participer aux élections. Nous cherchons la sécurisation, la garantie, l’engagement de la communauté internationale même si elle nous a souvent laissé pour compte. Nous sollicitons leur appui pour des scrutins libres et transparents. Si Azali veut vraiment des élections libres et transparentes, il doit mettre les conditions requises pour assurer la transparence. Nous ne voulons pas des élections qui seront surveillées par les forces de l’ordre. Nous voulons la preuve et la garantie d’élections transparentes et libres », a-t-il lancé.
Rappelons que ce même évènement a eu lieu à Anjouan la semaine dernière où certains partisans se sont heurtés à l’interdiction d’organiser le rassemblement, entrainant l’arrestation trois parmi eux avant d’être relâchés.
Andjouza Abouheir
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