En tant que natif de M'beni, Karim Taki Abdoulkarim condamne l’incident qui s’est produit récemment dans sa ville à l’endroit du président Azali. Dans un entretien accordé à La Gazette des Comores, le fils de l’ancien Rais présente ses excuses auprès de la population avant de revenir sur l’actualité politique nationale. Et selon lui, la création du G10 au sein de la mouvance présidentielle est la conséquence d’un secrétariat fragile.
Le 28 septembre dernier, le chef de l’Etat a été hué à M'beni où il assistait aux funérailles de l’ancien ministre Mohamed Nassur Mohamed. Un acte qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de la classe politique. Karim Taki, en tant que fils de cette ville condamne cet acte avant de présenter ses excuses. « Je condamne et je présente les excuses à la nation comorienne en tant qu’enfant de Mbeni car nous n'avons jamais vécu une situation pareille », regrette-t-il, dans un entretien à La Gazette des Comores. Le fils de l’ancien président des Comores rappelle que nous n'étions pas dans un événement politique mais plutôt un enterrement d'un ancien ministre. « Huer le président de la République ne rime pas avec notre tradition, ni notre culture », poursuit-il, tout en montrant qu’il y’a mille façons de manifester son mécontentement. « Actuellement, c’est le mélange des genres. On ne distingue pas le religieux et le politique », déplore-t-il.
Par rapport à la mouvance présidentielle, dont il est membre, Karim Taki rappelle qu’il y a 20 partis politiques qui ont fait alliance pour défendre et accompagner la politique du chef de l'Etat. En ce moment, on a constaté que le secrétaire général, Mliva n’arrive pas à assurer ses missions qui lui ont été confiées. « Il est dépassé. Par conséquent, nous sommes dans une démarche pour renforcer notre dynamique, dit-il. Aujourd’hui, nous nous sommes réunis pour un changement au sein de la mouvance et du bureau. Nous sommes dix partis politiques de la mouvance réunis sous l’appellation de G10, dont la création est la conséquence d’un secrétariat fragile ». Selon lui, ces dix partis ne s'opposent pas à la politique du chef de l'Etat ni aux principes de la mouvance présidentielle. « Nous luttons pour la bonne cause », insiste-t-il.
Par rapport à l’actualité, le président du parti Undc dit ne pas comprendre l’attitude de l’opposition. Selon lui, cette dernière a accepté la nouvelle constitution en se présentant aux dernières présidentielles et aux élections des gouverneurs et aujourd’hui, ils se mettent à chanter 2021. « Qu'ils se préparent aux prochaines élections de 2024 et qu'ils viennent pour bâtir le pays car nous voulons une opposition constructive et non destructive », interpelle-t-il avant de condamner certains propos de l'opposition qui selon lui, appellent à la haine, et qui portent atteinte à l'ordre public et à la stabilité du pays. « Ils peuvent s'opposer au régime mais avec une idéologie politique. Ils étaient des ministres hier, alors ils doivent avoir des directives. Mais je pense que demain, ils reconnaîtront les actions du président Azali », espère-t-il.
Ibnou M. Abdou
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