La Gazette

des Comores

« Des élections présidentielles en 2021, c’est une utopie »

« Des élections présidentielles en 2021, c’est une utopie » © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse tenue samedi dernier, des militants de la CRC ont défendu le bilan du régime en place et ont salué la manière dont le gouvernement a géré l’épidémie du Coronavirus dans le pays. Par rapport à la question d’une éventuelle présidentielle en 2021, les conférenciers demandent à l'opposition de parler autre chose car « une élection en 2021 est une utopie ».


Trois points essentiels étaient abordés dans la conférence de presse des jeunes cadres de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC), le parti au pouvoir. D’abord, ils ont parlé d’un bilan positif de la première année du nouveau mandat d’Azali Assoumani à la tête de l’Etat. Ces derniers n’ont pas manqué de citer les chantiers entrepris par le gouvernement. « Depuis que le président Azali Assoumani a pris le pouvoir, on a eu une hausse de la croissance économique », lance Ibrahim Ahmada. Pour lui, tout le pays se trouve en chantier. « Aujourd’hui, des chantiers sont ouverts partout dans les trois îles et dans tous les domaines. D ici peu, il y aura une grande transformation des capitales dans nos îles », annonce-t-il.

 

Par rapport à la question de la tenue d’élections présidentielles en 2021, ces cadres du parti présidentiel balayent d’un revers de la main cette hypothèse. A en croire Tadjidine Ben Ahmed, il s'agit d'une « utopique » qui a peu de chance de se réaliser. Et ce professeur de physique chimie de revenir sur la tournante, les assises nationales, le référendum et la tenue des élections présidentielles anticipées de 2019. « L’opposition a participé aux élections de 2019, c’est la preuve qu’elle a validé la constitution de 2018 et reconnu que la prochaine élection aura lieu en 2024 », avance-t-il. Selon lui, il est temps d’évoluer vers le développement du pays et arrêter les querelles inutiles.

 

Sur la crise sanitaire qui secoue le monde ces derniers temps, ces jeunes azalistes restent convaincus que la crise était bien gérée au niveau du territoire national. « Si on prend en compte les résultats des autres pays notamment de la région, le gouvernement mérite une mention spéciale », se gratifie le député Maoulida Mmadi Issihaka, avant d'affirmer que « les mesures ont été prises au bon moment. C’est pourquoi notre pays a été relativement épargné », conclut-il.

 
Ibnou M. Abdou

 


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