L’occasion de faire un bref bilan de l’année 2016, et dégager les perspectives de 2017. «2017, année des défis, année des solutions », Fouad Goulam, commissaire général au plan. Une année vient de s’achever, une autre arrive avec son lot de promesses, certes, mais surtout avec ses défis à relever sur tous les plans, politique, social, culturel, sportif… et bien sûr économique.
Sur le domaine économique, le vice-président Djaffar Ahmed Said en charge de l'économie, du plan, de l'énergie, de l'artisanat, du secteur privé, des investissements, du tourisme et des affaires foncières a reçu ce mardi dans son bureau les 9 directions et institutions sous sa tutelle. Au nom de toutes les équipes, le commissaire au plan a présenté les vœux du nouvel an à leur supérieur hiérarchique. Mais M. Goulam ne s’était pas cloitré dans les louanges d’usage en pareilles circonstances.
Il a parlé, et surtout avec audace, des perspectives 2017. Pour ce commissaire général au plan qui, ni lui ni le vice-président ne feront qu’aborder brièvement certains points, en matière d’énergie, le pays ne repose pas tous ses espoirs dans la centrale thermique de Voidjou en cours d’installation, et qui est censé produire 25 mégawatts une fois les travaux achevés.
« Nous réalisons que l’énergie ne se résume pas à la centrale thermique. C’est surtout sur le mix énergétique. C’est notre vision », a-t-il fait savoir, citant au passage la géothermie dont le projet serait « très en avance », l’énergie renouvelable, le fuel lourd dont les travaux « devront démarrer sous peu ».
Le vice-président Djaffar Ahmed a quant à lui tenu à parcourir quasiment tous les domaines dont il a la charge. Il a fait remarquer que coté tourisme, les choses avancent « mais l’on essaie d’abord de restructurer l’office [national du tourisme] ». « Que l’on le veuille ou pas, c’est un secteur clé pour le développement de notre pays ». Pour ce qui est de l’investissement, le vice-président dit avoir travaillé en symbiose avec l’agence nationale de la promotion de l’investissement (ANPI) pour colmater les brèches qui avaient fait de l’ANPI l’écurie d’Augias.
Remonté, il a cité les abus qui ont marqué ces derniers temps notamment en matière de convention avec les nouveaux investisseurs. Des abus qu’il qualifie de « n’importe quoi ». Le vice-président a aussi parlé de l’énergie dont la date butoir est fixée pour début février au plus tard. Quant à l’eau, il a exigé des responsables concernés une solution, notamment dans la capitale dans trois mois au plus tard. Il a recommandé à tous les dirigeants de sociétés d’Etat sou sa tutelle, de se rapprocher, et discuter, pour que chacun puisse prendre conscience de ses responsabilités.
Intervenant en premier, le commissaire au plan avait d’abord fait une liste des infrastructures économiques faisant cruellement défaut au pays avant de conclure au nom de ses pairs qu’ils sont optimistes : « Nous voyons à quel point le vice-président Djaffar s’investit en donnant sa propre énergie pour l’Energie. Avec lui, nous sommes confiants que nous allons parvenir à nos objectifs ».
Toufé Maecha
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