La Gazette

des Comores

Vote de la loi d’habilitation / Mamadou salue le "dévouement des députés"

Vote de la loi d’habilitation / Mamadou salue le © : HZK-LGDC

Moins de 24h après la séance plénière avortée à l'Assemblée nationale sur le vote du projet de loi d'habilitation, le chef de l’opposition s’est exprimé. Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) se réjouit et salue la détermination de la majorité des élus de la nation. Il souhaite que ceux qui ont l’intention de voter oui se ressaisissent pour sauver dit-il, la démocratie.


Mohamed Ali Soilihi est intervenu sur les réseaux sociaux suite au vote qui devait avoir lieu samedi à l’Assemblée nationale sur le vote du projet de loi d'habilitation. Au nom de l’Union de l’opposition dont il est le chef, et en son nom personnel, Mamadou a salué le dévouement des députés comoriens notamment « la majorité qui a compris le danger de cette loi ». Il a félicité « les héros de la Nation pour le travail remarquable qu’ils ont fait le samedi dernier ».

 

Des députés qui « font notre fierté notamment celle de ceux qui les ont élus pour venir les représenter ». L'ancien argentier de l'Etat sous l'ère du président Ikililou exhorte les autres députés qui ont l’intention de voter « oui », à rejoindre les autres pour bloquer cette loi.Le chef de l’Opposition qui s’exprime, dit-il, au nom de ceux qui défendent la démocratie du pays n'hésitera pas à pas qualifier le projet de loi présenté par le gouvernement de « scélérate ».


Il expliquera que la loi d'habilitation consiste à donner au chef de l’état, l’autorisation de gouverner par ordonnance jusqu’à la fin des élections. « C’est inadmissible! » Il regrette qu'Azali ait "décapité" le pouvoir judicaire en supprimant la Cour constitutionnelle pour transférer ses compétences à la Cour suprême qui n’a rien à voir avec les missions de cette dernière. Aujourd’hui, toujours selon lui, c’est au tour de l'Assemblée nationale d'être sollicitée pour se décharger de ses missions pour les confier aux mains du seul chef de l’Etat. « Ça s'appelle du totalitarisme! Il y n’a plus d'institutions politiques, ni judiciaires, ni exécutives et législatives. Tout est rassemblé aux mains d’un homme », regrette M. Ali Soilihi.


Ibnou M. Abdou

 

 


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