Dans le cadre du processus de la tenue des Assises nationales, l’Onu a dépêché à Moroni un émissaire pour s’enquérir de l’évolution des préparatifs. Hailé Menkerios, Sous Secrétaire Général des Nations-Unies, et Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies à l’Union Africaine, a poursuivi ses rencontres avec les partis politiques et la société civile, dont le Front républicain pour la sauvegarde de l’unité nationale (Fresun). Ce dernier a dévoilé à la presse le contenu de sa rencontre avec l’émissaire qui a eu lieu le 31 octobre dernier.
Au lendemain de la rencontre de l’émissaire de l’Onu avec le Front républicain pour la sauvegarde de l’unité nationale, une rencontre qui a durée deux heures, « nous lui avons déclaré que le processus des assises nationales n’est ni transparent ni inclusif et suscite autant des remous qui font que les réactions des uns et des autres commencent déjà à nuire à la cohésion et à l’unité nationale », déclare Abidhar Abdallah, porte parole du mouvement. Pour lui, Hailé Menkerios, est venu leur demander si le processus de la tenue des assises est inclusif et transparent.
D’après Abdillah Satelite, l’émissaire onusien leur a demandé les raisons de la tenue des assises. « Nous lui avons répondu clairement que dans certains pays au monde la tenue d’assises nationales est le signe d’un pays où la paix et la stabilité sont menacées. Et nous ne pensons pas que les Comores sont arrivées à ce stade », indique-t-il avant d’ajouter que même si certaines institutions de l’Etat (commission anti-corruption, cour constitutionnelle) ne fonctionnent plus, la paix et la stabilité règnent toujours.
« Nous lui avons signifié qu’il faut se préparer et retourner autour de la table pour mieux s’entendre puisque si le processus d’organisation des assises reste problématique, la situation restera changée », explique cet ancien secrétaire général du ministre des transports.
L’ancien président du parti Radhi persiste et signe que les comoriens ne sont pas contre les assises mais plutôt le format retenu. En attirant l’attention de l’opinion que « le Front républicain n’acceptera pas de cautionner tout acte qui sera source de division des Comoriens », précise-t-il avant d’exiger des excuses publiques de la part de Said Larifou, leader du parti Ridja. D’après Abidhar, les propos tenus par ce dernier lors de la conférence de presse des 15 partis proches du pouvoir, sont « dangereux ». Ce genre d’expression avait déjà été source d’un génocide au Rwanda en 1994-1995. « Je lui demande de réactualiser ses connaissances en histoire », conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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kassim:
04/11/2017 à 09:04 AM
Nous, la population comorienne sommes pas d'accord pour les assises nationales qui continuent à mettre en danger la stabilité et l'unité du pays. Regardez : oui même si aujourd'hui on constate une absence totale des membres de la cour constitutionnelle mais la stabilité y est. Pourquoi justement faire des assises de tel format alors que la constitution a précisé que s'il y a des problèmes qui touchent la stabilité du pays ;oui on doit vite se réunir. Cependant tout est là.dans ce cas nous constatons ces assises que l'Etat comorien veut mettre en application ne sont pas légitilme. Car un décret va être au dessus d'une loi. Imaginer, depuis quand on peut jouer un match sans arbitres? comment on peut aller dans des assises sans la cour constitutionnelle? Alors, dans une forme juridique on parle d'un coup d'Etat constitutionnel. Nous vous prions de laisser les scénario et dites aux comoriens ce que vous voulez faire réellement de ce pays.De plus, pourquoi à travers ces assises il n'y plus les témoins qui ont été lors des accords de Fomboni en 2001 l'OUA Organisation de l'Unité Africaine, l'Union Européenne ou encore les nations-unies ? Désormais, nous ne sommes pour les assise nationnalles avec ce format. Un format selon lequel beaucoup de sautorités nationales comme insulaires ignorent jusquà présent