Un communiqué de l’Union africaine publié le 02 septembre a annoncé la venue prochaine, de Ramtane Lamamra, Haut représentant de l’organisation panafricaine. Celui-ci aura la lourde tâche de rassembler régime, opposition et société civile autour d’une même table dans un contexte politique crispé. En effet, si les soutiens du chef de l’Etat estiment que le référendum a bien eu lieu et qu’il faut d’ores et déjà préparer les prochaines échéances, l’Union de l’opposition semble, elle, toujours camper sur sa position pour un retour « à l’ordre constitutionnel ».
Ramtane Lamamra, Haut représentant de l’Union africaine devrait venir ici dans les prochains jours. Pour lui, la lourde charge de ramener les acteurs politiques du pays autour d’une même table dans un dialogue « inclusif ». Lourde parce qu’à première vue, les positions des uns et des autres semblent inconciliables.
Le leader du Radhi, Houmed Msaidie, et soutien de l’actuel régime, estime « que la question du référendum est déjà derrière nous, nous devons d’ores et déjà réfléchir aux prochaines échéances et nous mettre d’accord sur les conditions de transparence du processus ». Il en appelle donc « à un cadre de dialogue apaisé dans le respect de la loi ».
Mohamed Msaidie, élu du parti Juwa, n’est pas sur la même longueur d’ondes que l’ancien député de Mitsamihuli-Mbude. Il a d’abord fait part de son étonnement « dans une réaction à chaud ». « Je suis étonné que le président prône ce dialogue alors que celui-ci a été recommandé avant la tenue du scrutin référendaire. En réalité, le chef de l’Etat veut utiliser ce dialogue pour avaliser un référendum qui a été rejeté par la majeure partie de la population ». Le député de Moroni Sud, parlant en son nom, requiert deux préalables : « le retour à l’ordre constitutionnel et la libération des détenus politiques ». Vaste programme.
Pour l’ancien gouverneur de l’île de Ngazidja, Mouigni Baraka Said Soilihi, « ce que nous voulons, c’est l’apaisement de la situation et nous espérons un dialogue inclusif qui apportera de réelles solutions ». Et d’ajouter : « la dictature doit disparaître du champ politique». Il a par ailleurs salué « la détermination de l’organisation panafricaine pour un environnement politique apaisé ». Le vice-président de l’Union de l’Opposition, même s’il estime qu’en 2021, un anjouanais sera à la tête du pays, n’exclue pas « des concessions de part et d’autre afin de tirer les leçons, sinon quel serait l’intérêt de ce dialogue ? ». A Lamamra donc de jouer les bons offices.
Fsy
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