La mouvance présidentielle s'investit pour les élections présidentielles anticipées Dans une conférence de presse tenue hier lundi, la coalition des partis au pouvoir s’est félicitée des résultats du référendum du 30 juillet dernier. L'objectif maintenant repose sur les élections anticipées prévue début 2019.
Communiquez ! Tel était le mot d’ordre du président de la République à l'endroit de ses collaborateurs et des partis qui le soutiennent, qu'il reprochait d'être absents dans les médias. Un message qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Hier lundi, la mouvance présidentielle s’est exprimée après la proclamation officielle des résultats du référendum par la Cour suprême. Elle félicite les Comoriens qui ont accompli leur droit civique et se réjouit de la manière dont s’est déroulé le scrutin sur l’ensemble du territoire.
Après la victoire du OUI, la mouvance met désormais le cap sur les présidentielles anticipées de 2019. « Après avoir gagné le référendum, maintenant on se prépare pour la campagne des élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles prévues en 2019 », a déclaré Youssouf Ali Mlipva, le secrétaire général de la mouvance présidentielle; mouvance qui n'en démord pas avec l'opposition qu'elle accuse de tous les maux liés au scrutin du 30 juillet dernier.
« L’opposition a parlé de boycott mais ce n’était pas le cas. On ne peut pas parler de boycott et rester chez soi tranquillement. Boycotter, c’est stationner à côté des bureaux de vote et interdire aux gens de voter. Ce qui n’était pas le cas. Aujourd’hui, on a l’impression que l’opposition veut tuer la démocratie et ne fait rien pour l’en empêcher », a lancé Houmedi Msaidie du parti Radhi. L’ancien ministre de l’Intérieur a condamné l’attaque sur le sergent Ali Radjabou et parle d'un « acte spectaculaire » pour dénigrer le référendum. « L’opposition ne réagit que par la violence. L’attaque au quartier Sanfil est liée à leur déclaration d’empêcher les élections de se tenir », poursuit-il, avant d’ajouter que « les actes organisés pour arrêter le référendum ont tous échoué. Il est temps de rejeter la violence et adopter un esprit républicain! », a lâché Msaidié.
Après la proclamation officielle par la Cour suprême des résultats du référendum, les Comoriens attendent la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République. La mouvance présidentielle, conformément au souhait du chef de l'Etat, se prépare pour les élections anticipées de 2019. Elle invite dans ce sens, l’opposition à réfléchir sur leur candidat. « Nous qui sommes là, nous avons déjà notre candidat en la personne du président Azali Assoumani », a rappelé Djae Ahamada Chanfi, leader du parti RDC. Alors que la presse est mise à mal par les autorités, le secrétaire général par intérim de la Crc, Yahaya Mohamed Illiase est revenu sur les agressions sur les journalistes. « On ne peut pas accepter qu’un journaliste soit agressé ou subisse des pressions parce qu’il fait son travail. Mais le journaliste doit aussi savoir comment il exerce son métier », a conclu M. Ilyasse.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC