Dans une conférence de presse tenue hier, l'opposition est montée au créneau pour dénoncer l'inaction de l'état après qu'un tract séparatiste ait été publié à Moroni.
« Nous vous ordonnons de quitter immédiatement Ngazidja avec vos Vitz d’ici le 31 décembre 2017. Sinon Balahé Mleba ». Voilà ce qui a fait sortir de ses gongs, l'opposition. Un tract séparatiste, qui aurait circulé dans les rues de Moroni. Le tract appelle au départ des Comoriens d'origine anjouanaise.
Abidhar Abdallah, porte-parole du Front républicain, assure que ce tract a été publié le 1er décembre dernier. Cinq jours après, « aucune réaction du gouvernement, pas même du ministère de l’intérieur. C’est inacceptable », s'est-il offusqué.
« Le chef de l’Etat doit s’exprimer sur cette affaire. Ne dit-on pas que: "Qui ne dit rien, consent! », s'est emporté Ali Mhadji, de la CRC en Mouvement (CRCM).
Dans une conférence de presse tenue à Voidjou, l'opposition a dit son indignation face à la passivité des autorités devant un fait aussi grave.
Le parti Juwa déplore que 5 jours après les faits, les auteurs de cet acte n'aient pas été recherchés et traduits en justice. « Ce tract sème la zizanie et nourrit le séparatisme », a regretté Ahmed Hassane Elbarwane secrétaire général du Juwa, qui sollicite une réaction rapide du gouvernement avant qu’il ne soit trop tard.
Alors que l'attention est portée sur les assises nationales, Razida, qui s'est exprimé au nom de l’Union de l’opposition, s'est demandé pourquoi l'état gaspillait autant pour l'organisation de ces assises alors que "ses enfants, futurs dirigeants de ce pays, sont délaissés en Lybie", référence aux ressortissants comoriens qui se trouveraient actuellement parmi les migrants en détresse en territoire libyen.
Ibnou M. Abdou
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