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des Comores

Un retour au calme surveillé à Mutsamudu

Un retour au calme surveillé à Mutsamudu © : HZK-LGDC

Une situation paisible semble prévaloir actuellement à Anjouan. Les partisans de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) ont pris des mesures de sécurité drastiques en collaboration avec les forces de l'ordre, et sont prêts à dénoncer toute tentative de déstabilisation de l'île. Malgré cela, les forces de l'ordre sont en état d'alerte 24/24h depuis les tensions qui ont éclaté à Mutsamudu au lendemain de la proclamation des résultats provisoires du double scrutin du 14 janvier.


Hier, après minuit, des civils parcourent la préfecture de Mutsamudu en dépit du couvre-feu, ce qui traduirait un retour à un climat de stabilité « imposée et surveillée », selon des responsables importants de la mouvance présidentielle. Dans cette lutte acharnée, Yasser Ali Assoumani, le porte-parole des candidats se considérant victimes de fraude électorale, souligne que « maintenir la paix est une bonne chose, mais voler nos élections est une très mauvaise chose. Nous nous battrons jusqu'au bout pour notre droit ».

En effet, une grande partie de l’opinion accuse directement le Président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) d'être la source des évènements qui ont secoué la capitale pendant deux jours (mercredi 17 et jeudi 18 janvier). Un collectif, soutenant le directeur de campagne de l’AMP, insiste sur l'importance de redoubler d’efforts et de soutenir les forces de maintien de l'ordre, car la paix est inestimable. Ce qui est important de souligner, c'est que ce climat de « paix » observé est imposé par plusieurs acteurs issus de différents partis, dans l’attente des résultats définitifs par la Cour Suprême, qui a été saisie de plusieurs recours.

Nabil Jaffar

 


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