La Gazette

des Comores

Un groupe de partis indépendants en faveur du dialogue national

Un groupe de partis indépendants en faveur du dialogue national © : HZK-LGDC

Des partis politiques comme le Pasoco, le RDR, le mouvement Djaffar Sima (Anjouan), le mouvement Rachad et Naridji Djuse font cause commune pour soutenir le dialogue national sous l'étiquette de l'opposition, mais une opposition constructive.


D'un côté, le front commun de l'union de l'opposition qui rejette le dialogue, de l'autre un rassemblement des partis politiques indépendants portant eux aussi une étiquette d'opposition. Mais lors d'une conférence de presse organisée le 5 février dernier, ces petits partis dont la plupart sont jusqu’ici inconnus du paysage politique, se sont déclarés de l’opposition mais « une opposition constructive » qui voit une opportunité de proposer des solutions aux difficultés que traverse le pays, là où les ténors de l'opposition voient un autre piège tendu par le président de la République. « Le principe est de proposer des solutions pour améliorer la situation actuelle du pays sur le plan politique ou socioéconomique. Que nos solutions soient acceptées et suivies est une chose, comme les proposer au cours du dialogue en est une autre », avance le leader du mouvement Naridji Djuse, pour justifier leur participation au dialogue prôné par le chef de l’Etat.

En tant que parti ou mouvement qui œuvre pour le bien-être de la population, ils ont des recommandations à faire lors du dialogue. « Et puisque ma région est le Bambao, notre région ne mérite pas un seul député. La région a beaucoup d'électeurs et des difficultés qu'un seul député n’arrive pas à satisfaire. En plus, on a le thème du découpage électoral sur lequel on va axer notre réflexion pour atténuer les conflits fonciers qui déchirent le Bambao ».

Sur la question de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les conférenciers estiment que  l'opposition doit comprendre que le dialogue va nous permettre de palier plusieurs difficultés comme l'institution chargée des élections qui est toujours incomplète. « Sur ce dialogue, il sera question de restructurer la CENI, pour permettre des bons résultats au prochain scrutin prévu en 2024 », avance un membre du mouvement Djaffar de Sima Anjouan, tout en rappelant que le président Azali est considéré illégitime par l'union de l'opposition à cause da non reconnaissance des résultats issus du scrutin présidentiel organisé en 2019. « Peu importe l'esprit, les membres de l'opposition vont participer au dialogue. C'est important que tout le monde range son côté sombre pour prendre position au dialogue dans le but de contribuer au développement du pays. Car un jour l'histoire dira son mot… », conclu-t-il.

Kamal Gamal

 


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