La Gazette

des Comores

Un conseiller d’Azali malmené par des opposants en colère à Paris

Un conseiller d’Azali malmené par des opposants en colère à Paris © : HZK-LGDC

Un conseiller d’Azali s’est fait enfariner à l’aéroport de Paris-CDG dimanche 16 mai par des opposants en colère qui réclament l’État de droit aux Comores. Le chef de l’État Azali Assoumani et les autres membres de sa délégation avaient emprunté une autre sortie, loin des éléments de l’opposition qui les attendaient de pied ferme.


Dimanche 16 mai, alors que le chef de l’État Azali Assoumani venait d’arriver à Paris où il doit prendre part ce mardi 18 mai à un sommet sur la relance des économies africaines, son conseiller en communication s’est fait malmener par des opposants en colère dans l’aérogare. Said Ali Said Ahmed, puisqu’il s’agit de lui, s’est fait asperger de farine sur ses habits et son visage par des opposants tout feu tout flamme qui réclament un État de droit aux Comores.

A Moroni, la condamnation de cet « acte ignoble » ne s’est pas fait attendre. Le lendemain, lundi, le porte-parole du gouvernement Houmed Msaidie a dénoncé un acte qui est « aux antipodes des valeurs comoriennes ». « Vous auriez pu à la rigueur huer les gens, brandir des pancartes. Mais l’acte d’hier [dimanche] est tout simplement ignoble ». Parmi les revendications de ces opposants, l’arrivée à partir du 26 mai 2021 d’un président originaire d’Anjouan, en dépit de la présidentielle anticipée de 2019 à laquelle a pris part l’opposition dans son ensemble, et à l’issue de laquelle Azali Assoumani est élu pour un mandat de 5 ans.

« Nous sommes dans un pays démocratique. Tout se passe par les urnes et je ne vois nullement la dictature tant criée. Vous devez montrer l’exemple surtout que vous prétendez incarner l’avenir politique du pays », blâme Houmed Msaidie qui assure que le gouvernement « n’a pas peur » car « la France n’appartient pas qu’à eux. Quand ils se sentent Français, qu’ils sachent qu’ils ne sont pas les seuls », répond-il, tout en promouvant malgré son emportement « le respect mutuel ». Le conseiller malmené est à sa deuxième expérience. En 2019, il s’était fait tirer sa cravate dans tous les sens au même endroit. Les membres de la délégation d’Azali ont emprunté une autre sortie par prudence. Sauf lui. Une témérité qui suscite beaucoup de questions.

Andjouza Abouheir

 


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