Fraichement nommé directeur général de la coopération internationale au Ministère des Affaires étrangères, Imam Abdillah affiche des grandes ambitions pour son nouveau poste. Président du comité national économie bleue, point focal national de l’Indien Océan Rim Association (IORA), point focal national de la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC), Officier permanent de Liaison de l’Union des Comores auprès de la COI et président en exercice dudit comité, Imam est un jeune diplomate aguerri. Dans cette interview, il évoque l’importance de la diplomatie pour un pays comme le nôtre.
Question : Vous venez d'être nommé directeur général de la coopération internationale au ministère des affaires étrangères. Quel sera votre plus grand et premier chantier ?
Imam Abdillah : L’action diplomatique se mène sous deux canaux principaux: la politique internationale ou activité diplomatique, et la coopération. Ces deux canaux sont toutefois intimement liés. Le poids des Etats n’étant pas le même au sein de la communauté internationale, les Petits États Insulaires en Développement (PEID) en particulier, inscrivent plus leur participation dans les activités de coopération. Dès lors, la coopération internationale représente le socle de la vision de développement des pays comme le nôtre et le tremplin du renforcement des liens avec le reste du monde. C'est vous dire que je mesure la responsabilité qui est la mienne dans la réalisation de la vision du Chef de l’État d’ici 2030. Mon plus grand chantier consiste donc, sur le court et moyen termes, à donner corps à cette vision de développement dans un monde de plus en plus globalisé et où le multilatéralisme est plus que jamais nécessaire. Des cadres stratégiques ont déjà été élaborés notamment à l’issue de la Conférence de Paris. Il s’agit d’atteindre les objectifs fixés avec l’accompagnement de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Question : Vous êtes en poste à la COI en qualité d'OPL. Que vous apportera ce titre par rapport aux approches diplomatiques avec des pays voisins ?
Imam Abdillah : Dans cette vision globale de développement, l’ancrage des Comores dans son environnement naturel, à l'échelle continentale et dans l'Océan Indien, est d'un enjeu stratégique. Le travail et l’expérience progressivement acquis, au cours des dernières années, réconfortent mes convictions antérieures d’une coopération de proximité qui ouvre la voie à la paix, la sécurité et le développement. Avec cette nouvelle responsabilité, je garde toujours en vue la nécessité de porter plus haut la voix de mon pays dans une large mesure.
Question : Auriez-vous une vision sur la stratégie de la diplomatie nationale pour renouer les liens avec le Qatar et l'Iran ?
Imam Abdillah : La somme de toute cette vision, rentre dans le cadre d'une stratégie globale de développement du pays, au travers de la coopération dont le périmètre de mon champ d’action est clairement défini.
Propos recueillis par A.O Yazid
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