La Gazette

des Comores

Travaux préliminaires des assises nationales Belou : « Les experts ont travaillé en toute indépendance »

Travaux préliminaires des assises nationales Belou : « Les experts ont travaillé en toute indépendance » © : HZK-LGDC

Comme pour répondre à certaines personnalités qui soupçonnent que dans le cadre des assises nationales « tout est préconçu par le gouvernement », le directeur de cabinet du chef de l’Etat essaie de dissiper les doutes. Il défie quiconque, les journalistes essentiellement, de dénicher une quelconque preuve de pression de la part du gouvernement.


Au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue hier dans son bureau, le directeur de cabinet du président de la République est revenu sur les travaux préliminaires des assises nationales, tenus du 20 au 23 janvier dernier. Youssoufa Mohamed Ali ne se lasse pas de solliciter la participation de l’opposition, à ce qu’il appelle « devoir ». « C'est un devoir pour les autres de venir nous rejoindre. Il n’y a aucun calcul politique. Tout ce qu’on entreprend, c’est pour l'intérêt général du pays. +65% des jeunes sont au chômage, désœuvrés. Il est temps qu’on enterre les querelles byzantines pour trouver des solutions ». 

 

Alors que l’opposition aurait demandé le report de la date des assises nationales prévues le 5 février prochain, Belou se montre intraitable et demande aux intéressés de prendre le train en marche « car il n’est pas encore trop tard ».Poursuivant son intervention, le directeur de cabinet a déclaré que depuis l’initiative d’organiser les assises, la communauté internationale a soutenu et encouragé le chef de l’Etat qui a accepté de les organiser. « Elle (la communauté internationale) estime que c’est une expérience nouvelle susceptible d’inspirer d’autres pays».

 

Abordant le point d’orgue de la conférence qui est l’indépendance des experts au cours des travaux préliminaires des assises, Belou jure que ces experts n’ont subi aucune influence « ni du chef de l’Etat, ni d’un ministre, ni de qui que ce soit ». « Et il n’y a pas que les experts, les membres du comité de pilotage également », assure-t-il, mettant au défi les journalistes d’investigation de dénicher une once de preuve contraire à ce qu’il soutient. « Nous avons fourni uniquement le diagnostic et les participants, eux, ont dégagé les propositions », poursuit-il, rappelant que lesdites propositions seront compilées en vue des assises. Au passage, il fera « une mention spéciale aux experts notamment à notre frère Abdallah Msa ». Il salue également la « sérénité » des travaux et ce, « malgré l’hétérogénéité des participants». 

 

  

Encadré

 

Le collaborateur du chef de l’Etat ne finira pas son entretien avec la presse sans parler de la «prouesse » de la douane en matière de recettes. Il rejette en bloc le constat selon lequel les activités commerciales ont considérablement chuté. « C’est faux et archi-faux. Rien qu’en novembre 2017, la douane d’Anjouan a fait 800 millions de recettes au lieu de 200 millions auparavant », argue-t-il. 

 

Il poursuit qu’au niveau national, en 2017 la douane a fait des recettes de l’ordre de 2 milliards 500 millions de nos francs (sans préciser en quel mois) « alors que pendant 7 ans auparavant, elles (les recettes) tournaient autour de 800 millions ». Il a aussi affirmé qu’en une année, sans préciser non plus de quel mois à quel mois, il y a eu des recettes de 32 milliards contre 8 à 10 milliards auparavant. Au passage, il déplore la flambée des prix des produits alimentaires « alors qu’il n’y a eu aucune hausse des taxe douanières » à ce sujet. Il appelle la population à se manifester contre ces mesures « arbitraires » « car nous, nous ne pouvons pas placer un policier devant chaque commerce ».

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.