Le chef d’Etat-major adjoint, Ibrahim Salim, inculpé pour complot contre la sûreté de l’Etat, et détenu à la maison d’arrêt de Moroni depuis le 10 septembre dernier, a demandé une mise en liberté provisoire. Le Colonel nie les faits qui lui sont reprochés et est affaibli physiquement à cause de problèmes de santé.
Le chef d’Etat-major adjoint, Ibrahim Salim, en détention provisoire pour complot depuis quelques semaines a, par ses avocats, demandé « une mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire », peut-on lire dans un courrier en date du 21 septembre, adressé au juge d’instruction dont La Gazette des Comores s’est procuré une copie. Les avocats de l’officier ont fondé leur argumentaire sur le fait qu’il nie les chefs d’inculpation qui lui sont reprochés. « Ibrahim Salim est poursuivi pour une affaire qui lui est complètement étrangère, s’agissant d’une préparation de coup d’Etat tendant à remplacer le régime constitutionnel par d’autres personnes », ont-ils argué. Le chef d’Etat-major adjoint, a toujours selon le courrier, été entendu par le juge d’instruction lors de sa première comparution et a « nié les faits qui lui sont reprochés ». L’officier a par la suite été entendu au fond et « a maintenu ses premières déclarations ».
A la suite de cela, le juge d’instruction a organisé « une audition de confrontation entre le Colonel Ibrahim Salim et l’écrivain, Said Ahmed Said Tourqui, plus connu sous le pseudonyme de Sast ». « Il ressort des déclarations de Said Ahmed Said Tourqui qu’il n’avait jamais rencontré le Colonel Ibrahim Salim ni en privé ni dans un autre lieu », pouvait-on lire dans la missive adressée au juge. La seule fois où les deux protagonistes se sont croisés, « Sast a fait part de sa satisfaction au Colonel suite à la médiation menée par l’Etat-major, qui réconciliait les députés ».
Etat de santé fragile
Par ailleurs, il s’avère que le Colonel Ibrahim Salim est malade et doit être suivi par un médecin. « Sa présence à la maison d’arrêt est incompatible avec son état de santé ». Il est suivi par un cardiologue et souffre aussi « de diabète et d’hypertension ». Selon ses avocats, il a été « menacé d’une attaque récemment ». De cette menace, le Colonel en aurait gardé des séquelles, et « son état de santé, fragile, recommande une mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire en ce sens qu’aucune charge ne pèse contre lui ». Il s’engage, si la liberté provisoire lui est accordée, « de se mettre à la disposition de la justice et à répondre à toute convocation de sa part ».
Fsy
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