La Gazette

des Comores

Séminaire gouvernemental / De nombreux acquis en sept mois, mais beaucoup reste à faire…

  •  
  •   admin
Séminaire gouvernemental / De nombreux acquis en sept mois, mais beaucoup reste à faire… © : HZK-LGDC

Le gouvernement vient de tenir son premier séminaire gouvernemental de l’année ce samedi sur le bilan intérimaire juin- décembre. Une occasion pour le président de la République d’énumérer les acquis posés en sept mois par son gouvernement, bien qu'il confirme avoir hérité d'une situation difficile.


C'est dans une salle pleine comme un œuf que s'est déroulé le premier séminaire du premier gouvernement d'Azali Assoumani. Un premier séminaire qui servira d'après le chef de l'État, à la fois de « baromètre de l’effort déjà accompli » et aussi de « thermomètre pour apprécier le rendement des programmes initiés en 2016 et de boussole pour mieux cadrer les projets et donner une orientation claire à la démarche à entreprendre en 2017 ».

Il rappelle en effet avoir hérité « d'une situation pas facile, marquée par une politique confuse, une diplomatie peu dynamique, une crise énergétique sans précédent, avec des taux de délestages qui atteignaient les 80%, des pouvoirs d’achat déplorables, des masses salariales asphyxiantes, une croissance économique d’à peine 1%, une Administration inefficace et un taux de chômage de 40% de la population active ».

Une situation a l'en croire qui ne l’a pas contraint dans l’immobilisme et l'inaction, ils (le président et les membres de son gouvernement : ndlr) se sont au contraire, fixés comme objectif, de répondre aux préoccupations de leurs concitoyens et de relancer d'après-lui, la croissance, en vue de consolider durablement l’unité nationale et la cohésion sociale et améliorer les conditions de vie de la population. « Certes beaucoup de progrès ont été réalisés en sept mois, mais beaucoup reste à faire », a-t-il reconnu. Et lui d’énumérer les actions réalisées par son gouvernement en sept mois de gouvernance sur plusieurs plans.

Sur le point de vue politique le président dit avoir instauré le dialogue politique permanent comme système de gouvernance. « Nous avons ainsi formalisé le cadre de concertation avec les Gouverneurs des îles et l’Assemblée de l’Union et certainement avec les partis politiques demain, après l’application de la nouvelle Loi les régissant dès ce mois de janvier », dit-il, ajoutant entre autre dans ce registre l'initiation des processus de formalisation de la gestion de la question de Mayotte avec le Comité Maoré, l'élaboration d'un plan de réforme des représentations diplomatiques comoriennes, l’état des lieux de la coopération bilatérale et une stratégie de relance de la diplomatie comorienne.

Sur le plan institutionnel et administratif, Azali Assoumani fait savoir qu'ils ont mené des reformes tous azimut, notamment dans la planification des actions de développement, en particulier le recadrage des projets et programmes de développement. « Nous avons amélioré la gouvernance financière par une amorce du redressement des sociétés d’État et des entreprises publiques, le déclenchement du processus d’inspection des contrats signés avec les sociétés étrangères, le lancement d’audits financiers au niveau des administrations et des sociétés d’État, et la mise en œuvre des mesures d’assainissement des finances publiques ». Autres reformes évoquées, sont celles menées dans l’Administration publique, notamment par la mise en place de la Commission de révision des cadres organiques et de contrôle des actes administratifs et par des textes de mise en place de nouvelles structures administratives.

Le chef de l'État reconnaît en effet que des gros efforts ont été consentis sur le plan social avec une série de mesures prises pour améliorer les niveaux et les conditions de vie des comoriens. Il cite entre autre la baisse des prix des produits des hydrocarbures, la baisse des prix des transports et la réduction à 50% du coût du pèlerinage.

Le président de la République qui évoque une hausse de croissance passant d'après-lui de 1% à plus de 2% en 7 mois citant les chiffres du FMI. Et lui d’ambitionner une croissance autour de 4% cette année. « Nous pourrons alors, avec plus de réussite, lutter contre le chômage, et relancer durablement l’économie nationale », a-t-il indiqué. Avant de continuer : « nos concitoyens attendent, aujourd’hui plus qu’hier beaucoup plus du Gouvernement (…) toutefois, les performances réalisées en peu de temps par le Gouvernement, ne doivent pas nous inciter à dormir sur nos lauriers. Nous devons faire encore plus et mieux, parce les Comoriennes et les Comoriens nous ont fait confiance et croient fermement que les objectifs peuvent être atteints ».

 

Maoulida Mbaé

    


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)