Deux questions Mohamed Dossar (ministre des relations extérieurs)
Question : Si on se réfère à la loi N°2007-033 du 14 décembre 2007, portant loi des finances pour 2008, le montant à verser pour les étudiants comoriens en quête d'un visa de séjour (tout comme tous les « étudiants étrangers effectuant des études dans une des grandes écoles ou universités de la république de Madagascar »), est fixé à « 114,34€ », soit la « moitié tarif ». Le coût normal du visa de séjour de « +6 mois à 1 an » étant fixé à « 228,67€ ». Malgré cette loi, les étudiants comoriens sont tenus de payer 300€, ou plus. Outre ce dépassement, ils sont confrontés à une lourdeur administrative sans nom. Quelle est la politique mise en place pour venir à la rescousse de ces étudiants comoriens à Madagascar ?
Mohamed Bacar Dossar : Premièrement j’aimerais que les citoyens comoriens comprennent que Madagascar est un pays souverain. Ce n’est ni un département ni une province comorien. Ils ont le droit de fixer leurs règles. C’est une question sur laquelle nous devons négocier dans le cadre de la réciprocité. Effectivement la situation des étudiants comoriens pour obtenir leur visa est compliquée. Le coût est trop élevé car il atteint les 400€. Les procédures sont également compliquées. Sur le cas des paperasses administratives, il y eu un allégement, bien que moindre, constaté depuis l’ancien régime (2015, Ndlr). J’ai engagé des négociations avec la ministre des affaires étrangères malgache. Le problème de nos relations va se régler dans le cadre d’une commission mixte qui va intervenir dans plusieurs domaines : santé, transports, et bien sûr les cas des étudiants…
Question : Au cours de votre discussion, quelle alternative dégagée sur cette épineuse question de visa de séjour ?
MBD : Je lui ai demandé la mise sur pied très rapidement de la commission mixte. En février, ça sera effectif. Entre temps, il y aura une commission technique préparatoire bilatérale. J’ai aussi formulé auprès de la ministre le souhait de la présence d’une représentation diplomatique malgache aux Comores, ne serait-ce qu’un consulat général.
Propos recueillis par Toufé Maecha, depuis Antananarivo
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