Grâce au peloton d’intervention de la gendarmerie nationale, le maire de Bambao Mtsanga atteste que la tranquillité est bel et bien de retour dans sa commune qui abrite l’hôpital de l’amitié sino-comorienne.
« La zone est désormais sécurisée, les habitants peuvent dormir sur les deux oreillers », nous assure d’emblée le premier magistrat de la commune, Daouidar Aboubakar. Le jeudi 21 septembre dernier, le directeur de cabinet du chef de l’Etat chargé de la défense a fait une visite surprise au peloton d’intervention de la gendarmerie nationale (PIGN), installé dans la commune de Bambao Mtsanga depuis le 2 septembre dernier.
Des jeunes, des plus anciens, femmes ou hommes, étaient amassés dans la cour, appuyés contre un mur. « Ils sont là pour nous porter réconfort. Parmi eux il y en a qui sont venus pour leurs plaintes ». C’est ce qu’a fait le chef de la section au directeur de cabinet du chef de l’Etat en charge de la défense. Parmi cette petite foule, le chef du village. Ce dernier, avec passion, se mit à venter les mérites du PIGN depuis son installation dans la commune. De son coté, le maire de Bambao qui fait un petit point à Youssoufa Mohamed Ali, reconnait que « depuis l’arrivée du PIGN, les interventions contre les malfaiteurs se font sans attendre ».
Si Daouidar Aboubakar, le maire de la commune dit que les interventions se font « sans attendre », c’est parce qu’un peu plus loin, toujours dans la même commune, se trouve un camp de la Force comorienne de défense (FCD), que le directeur de cabinet a visité en premier. « Avant j’était obligé d’aller à la FCD et c’était un peu long ». A en croire Daouidar ainsi que les habitants de sa commune, Bambao Mtsanga qui abrite l’hôpital de l’amitié sino-comorienne était « jusqu’à tout récemment » une plaque tournante de la drogue. D’où, selon le directeur de cabinet, la nécessité de la présence permanente de la gendarmerie « pour dissuader les malfaiteurs ».
Il faut dire que si Daouidar met la main à la pâte pour accompagner les gendarmes, ceux-ci ne sont pas encore au bout de leur peine. En effet, auprès du directeur de cabinet en charge de la défense, le PIGN installé dans un vieux bâtiment du projet Cader, a présenté ses doléances. On a pu entendre, l’oreille bien tendue, la nécessité d’avoir des moyens de transport appropriés. Mais en attendant, le PIGN a sollicité la réparation d’un de ses véhicules tombé en panne. Ce que Youssoufa Mohamed Ali, qui a dit avoir bien pris note, a promis de s’en charger « dans les meilleurs délais ». De même le directeur de cabinet a ordonné à EDA (Electricité d’Anjouan) de procéder rapidement au branchement électrique du bâtiment abritant le PIGN.
Toufé Maecha
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