72 heures est le délai que Salim Saadi se donne pour suspendre sa candidature si on ne trouve pas une solution sur la sécurisation des élections. Il appelle les 12 candidats de l’opposition à s’unir et adopter le slogan « tous sauf Azali ».
Jusqu'à maintenant, les 12 candidats de l'Opposition n’arrivent pas à s’entendre sur la stratégie à adopter pour faire face au candidat du pouvoir Azali Assoumani. Lundi dernier, une réunion extraordinaire de l’Union de l’Opposition a eu lieu mais à Moroni, mais visiblement rien n’a été conclu. Salim Saadi un des 13 candidats à l’élection présidentielle du 24 mars prochain aurait avancé trois propositions sur la sécurisation mais hélas sans convaincre.
« Je trouve qu’au sein de notre regroupement, il y a des candidats qui ne sont pas sincères. Ils ont d’autres options que le barrage d’Azali », regrette-t-il. Ainsi, Salim Saadi n’exclut pas l’éventualité de suspendre sa candidature si les 12 candidats de l’opposition ne parviennent pas à dégager un consensus pour une solution définitive sur la sécurisation des élections. « J’appelle tous les candidats à avoir en tête une seule chose à savoir de faire barrage à Azali », avance le candidat, avant d’ajouter que « si d’ici 72 heures, les candidats ne se décident pas, je vais me retirer de la course ».
Le candidat soutenu par le mouvement Al Qamar informe qu’il suspend déjà sa campagne pour que les autres ressentent l’ampleur de la question. Une ultime rencontre des 12 candidats est prévue ce mercredi. Et le candidat de la diaspora pense boycotter cette rencontre. « Je n’irai pas parce qu’ils ne sont sincères et objectifs », déplore-t-il. Parmi les propositions avancées par Salim Saadi pour la sécurisation du scrutin, on peut citer la venue d’un expert international deux jours avant les élections pour inspecter le logiciel qui va compiler les résultats. « Au sein des 12 candidats, il y aurait certains qui sont envoyés par l’actuel gouvernement. Si tel est le cas, ce n’est pas la peine d’aller aux élections. Je préfère rester digne aux yeux de l’opinion publique comorienne et internationale », plutôt que de cautionner un scrutin dont les conditions de transparence ne sont pas remplies, conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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