Conseiller des affaires étrangères hors classe, directeur adjoint et chef du service des conventions, des affaires civiles et de l'entraide judiciaire à la direction des Français à l'étranger et de l'administration consulaire, M. Sylvain Riquier vient d’être nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de l’Union des Comores par le président Emmanuel Macron en remplacement de Mme Jacqueline Bassa-Mazzoni
Le nouvel ambassadeur a passé une grande partie de son activité à la direction des Français à l’étranger. C’est dire qu’il arrive dans un pays où il pourra s’adonner à longueur de journées à cette activité. Il a une maitrise d’histoire, c’est un ancien élève de l’École nationale de Chartes, diplômé archiviste paléographe, Ancien élève de l’École nationale d’administration (Promotion «René Cassin»). C’est donc un pur produit de l’Administration française.
Un nouvel ambassadeur est toujours, un peu, accueilli dans l’expectative, connaissant les multiples relations de notre pays avec l’ancienne puissance tutrice. Dans un monde de plus en plus globalisé, la gestion de ce que certains spécialistes nomment « les confettis de l’empire » par ce partenaire dont notre pays partage un pan de son histoire.
Ces relations oscillent parfois entre passion et désespérance sur la question de l’île de Maoré et dont la population paie un lourd tribut en pertes humaines dans le bras de mer entre Ndzuwani et Maoré. A cela s’ajoute l’importante diaspora dans l’hexagone et son impact dans la vie socio-économique des îles de la lune. Pour rappel, le gros des forces dirigeantes de l’opposition au régime actuel réside dans ce pays.
On pourrait résumer que les deux gros dossiers dont aura à faire face le diplomate, concerne la gestion et le suivi des projets financés par son pays et qui viennent de démarrer et la question de Maoré en liaison avec les soubresauts d’un dialogue préconisé par le chef de l’État.
Concernant la gestion des projets, on pourrait rappeler par ailleurs que le « Plan Comores Émergeantes », censé apporter une cohérence au développement économique, semble, pour l’heure, se diluer dans la multiplication de structures en charge de la mise œuvre et dont les gens notent une certaine marginalisation des structures ministérielles. D’où une faiblesse de l’État dans le suivi d’ensemble de l’économie nationale.
Le nouvel ambassadeur est attendu le mois prochain. On espère qu’il aura eu le temps de s’imprégner de la complexité du dossier comorien, qui n’est pas loin de ressembler à des poupées russes.
Mmagaza
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