Comme chaque mois, le ministre des Affaires Etrangères, Soeuf Mohamed Elamine s’est entretenu avec la presse. Au cours de sa déclaration, le diplomate a fait un état des lieux sur l’actualité internationale et nationale évoquant ainsi le retrait du passeport diplomatique de l’ambassadeur des Comores aux Nations-Unies et aux Etats-Unis comme une suite logique de ses propos.
Bien qu’il le considère comme un « brillant bosseur » qui a su redorer l’image de l’archipel au niveau des Nations-Unies, Soeuf Mohamed Elamine explique que Soilihi Mohamed Soilihi n’a pas respecté son rôle et son devoir d’ambassadeur. « S’il comptait tenir de tels propos et ternir l’image du pays alors il n’avait qu’à changer de veste et/ou rendre son tablier », a répondu le ministre Soeuf à la question d’un confrère précisant en effet que cela « aurait été élégant et qu’il allait s’exprimer et réagir sans contraintes ».
Le chef de la diplomatie comorienne a rappelé à l’évidence que « le retrait de son (Ndlr : Soilihi Mohamed Soilihi) passeport est parmi les conséquences de ses agissements » affirmant toutefois que l’ambassadeur a abusé de ses fonctions. Donnant plus de précisions sur le format du retrait dudit passeport diplomatique, le ministre a expliqué que « SMS a été suspendu de ses fonctions » et pour tout remplacement cela viendra de la haute hiérarchie.
Pour rappel, cet ancien directeur général de la télévision nationale (ORTC) a multiplié les attaques contre le régime en place sur les plateaux de télévision à l’étranger quelques jours après le rejet de sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Sur TV5 Afrique, ce dernier a critiqué la décision de la Cour Suprême de recaler les candidatures des deux principaux partis de l’opposition (Juwa et Updc). Le diplomate n’a pas omis le nom d’Azali Assoumani dans son factum. SMS accuse le candidat du pouvoir de manipuler la haute institution judiciaire dont « il (Azali) aurait nommé tous les membres. « SMS a été plus qu’agressif dans ses apparitions médiatiques. Cette sanction n’est rien comparativement à ce qu’il aurait dû subir », nous dira un proche d’Azali, sous couvert d’anonymat.
Ce dernier explique qu’il « est mal poli pour un représentant de la nation de parler ainsi, de donner une telle image du pays ». « Après tout vous voyez très bien qu’il n’y pas de dictature et que les membres en question Azali n’en a nommé que 2 ou 3 », déduit-il. Concernant le déroulement des élections, Soeuf Mohamed Elamine a montré que la communauté internationale se dit prête à accompagner le processus promettant alors, la transparence de ces échéances. Le diplomate dit que toutes les dispositions seront prises pour que les élections ne soient pas entachées. Pour Soeuf, les comoriens doivent croire à leur indépendance. « Nous sommes un pays souverain et nous devons y croire. Personnes ne doit décider à notre place », conclut-il
A.O Yazid
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