Mariama Massoundi, commissaire de la Ceni chargée du matériel a été suspendue de ses fonctions, fin novembre par le ministre de l’intérieur. Salim Soulaimane, secrétaire général de la Confédération des Travailleurs Comoriens parle d’une ingérence du ministère de tutelle.
Le ministre en charge des élections, Mohamed Daoudou, a par un arrêté suspendu la commissaire chargée de la coordination du matériel de la Ceni, Mariama Massoundi. L’arrêté, daté de fin novembre, n’a pas motivé la suspension. Le secrétaire général de la Confédération des Travailleurs Comorinens (CTC) parle d’une ingérence du ministère de tutelle à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). « L’arreâté du ministre de l’intérieur est non seulement illégal mais aussi en cause l’indépendance de cette institution en charge des élections », déclare Salim Soulaimane, le secrétaire général de la CTC. Ce dernier reste convincu que ces pratiques doivent cesser. « En 2016, c’était nous qui avons porté plainte devant la cour constitutionnelle pour la revocation des deux membres de la CENI à savoir Said Mze Dafine et Latuf Abdou. On avat cru que l’histoire n’allait pas se répéter. Et voilà. Ça nous ramène encore une fois en arrière », rappelle-t-il.
Le leader syndical déplore aussi la déclaration de la vice-prséidente de la CENI dans cette affaire. « Je suis choqué par les propos de la vice-présidente. Il n’y a pas de raison. Le bureau de la CENI doit prendre ses responsabilités. Car dans cette affaire, le ministre s’ingère d’une façon flagrante », avance Salim Soulaimane, avant d’ajouter que « ces derniers temps, faire du non droit est devenu comme une habitude ».
Il est vrai qu’en janvier 2016, les commissaires Said Mze Dafine et Latuf Abdou avaient été suspendus par le président de la Ceni puis révoqués par décret présidentiel. Un arrêt de la cour constitutionnel avait cassé le décret et les deux commissaires ont réintégré la commission électorale en février de la même année. Sur cette affaire, Mariama Massoundi assistée de son avocat va passer en audiance ce lundi à la Cour suprême (chambre constitutionnelle à l’ancienne cour constitutionnelle).
Mohamed Youssouf
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