Une rencontre entre le ministre des affaires étrangères et la presse a eu lieu hier mardi à Moroni. C’était l’occasion pour Souef Mohamed El Amine de présenter ses vœux à la presse et de proposer les voies et moyens pour revaloriser le secteur.
Après avoir présenté ses vœux pour 2020 qui, selon lui, est « l'année de la presse », le ministre des affaires étrangères, Souef Mohamed El-Amine espère que 2020 apportera une grande visibilité au secteur. « J'espère que cette année, tous les problèmes que traverse la presse prendront fin et qu'il y ait une bonne entente entre la presse, les autorités et les citoyens », déclare-t-il, appelant à un bon et véritable dialogue entre toutes les parties pour trouver les bonnes solutions car, estime-t-il, « avec la volonté, on peut y arriver ».
Promettant une ouverture de son institution à l'ensemble de la presse dans l'exercice de la fonction, Souef Mohamed El-Amine dit reconnaître l'importance de ce travail. Pour ce qui est des mesures d'accompagnement pour revaloriser le métier, le ministre promet des « nouveautés » et appelle les journalistes à faciliter la restructuration du secteur. Sur ce point, les journalistes n’ont pas manqué d’évoquer la part de responsabilité des autorités politiques mais le ministre prône la « vulgarisation du dialogue ».
Il appelle aussi à « sécuriser » le métier de journaliste. « Il y a des usurpateurs qui se font passer pour des journalistes à travers des blogs, comment peut-on comprendre cela ? » Son interrogation lui a attiré les foudres des journalistes présents : « On ne peut pas tout le temps accuser les journalistes d'être des usurpateurs, sinon nous dire qui est droit. Les politiques, les médecins ou qui encore ? », devait tonner un journaliste, avant qu’un autre n’en rajoute une couche : « Vous conviez des journalistes à vos débats, vous répondez à leurs questions et le lendemain vous revenez dire qu'ils ne sont pas des journalistes ».
Outre ces échanges quelque peu houleux sur la presse, le ministre des affaires étrangères a fait un point en répondant sur différentes questions d'actualité à la fois nationales et internationales. Le chef de la diplomatie comorienne a fait mention de la crise entre l'Iran et les USA, qui, selon lui, est une question d’intérêt géopolitique qui est « une chose importante ». Sur le cas de l'ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, placé en mandat de dépôt depuis plus d’un an sans jugement, le ministre laisse entendre que des procédures d'évacuation sanitaire à l’extérieur sont en étude.
A.O Yazid
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