La Gazette

des Comores

Sommet de l'alliance solaire internationale / Vers le tout solaire à l'horizon 2030

Sommet de l'alliance solaire internationale / Vers le tout solaire à l'horizon 2030 © : HZK-LGDC

Le sommet fondateur de l'Alliance solaire internationale tenu à New Delhi a pris fin dimanche sur fond de promesses et d'engagements. Les pays membres se sont fixé l'agenda 2030 pour accélérer la transition vers le 100% solaire. Les Comores, un pays à fort ensoleillement, se proposent d'être la base stratégique de la connaissance et du savoir faire de cette alliance.


Le président français donne le ton dans son discours d'ouverture de la plénière du sommet fondateur de l'Alliance solaire internationale. Emmanuel Macron reconnaît un monde fracturé plus que jamais, entre, dit-il, le nord et le sud, entre les besoins potentiels de production en particulier de l'énergie solaire. « Cette fracture ne doit pas nous faire oublier une chose, c'est que nous avons une planète que nous partageons, qui pourrait donner des solutions au monde » a-t-il admis.

 

« Ce que nous avons et ce que nous sommes capables de faire va permettre de résoudre tous les problèmes du monde », a renchéri le premier ministre Indien, empruntant une formule de Gandhi. « L'Afrique le continent le plus ensoleillé ne doit pas manquer d'énergie », a indiqué Paul Kagame. Le président en exercice de l'UA regrette pour autant que l'Afrique malgré ses potentialités en termes d'énergie renouvelable soit très en retard dans ce domaine. « La double mission de l'alliance est de faciliter le transfert des compétences » a-t-il avancé, convaincu que l'énergie solaire ne va à lui seul résoudre le problème de l'énergie en Afrique.

 

Les pays de l'alliance représentent les 3/4 de la population mondiale, d'après le président français. Un potentiel qui représente 13000 Mbt dans les 5 premières années, ce qui représente 23% de la capacité mondiale. « Selon les pays 20 à 50% de la population n'a pas accès à l'électricité. C'est cela la réalité. Alors est-ce pour autant une fatalité ? Je ne crois pas. Et à cet égard l'Inde démontre fortement que c'est possible », a-t-il fait savoir. Et de citer les progrès faits par ce pays dans le domaine du solaire qui a progressé de 240%, en se basant sur la création des investissements.

 

« Nous visons amplement l'énergie solaire en 2030. Il faut pour cela 1000 milliards de dollars de financement », a-t-il suggéré, ajoutant qu'il faut un nouveau contrat mondial. M. Macron qui a appelle à une multiplication des projets dont 100 ont déjà été recensés. « Le soleil ne connaît ni races, ni couleurs, ni frontières, ni riches, ni pauvres », lance le président comorien. Azali Assoumani qui fait savoir que son pays confronté à d'énormes défis, dans le domaine de l'énergie reste, dit-il, mobilisé pour opérer sa transition vers l'énergie renouvelable, notamment solaire. « Petit pays insulaire à fort ensoleillement, l'Union des Comores reste un pays avec des potentialités en matière d'énergie renouvelable, le volcan Karthala, encore en activité, étant une autre source d'énergie propre, entre autres sources d'énergie », a-t-il souligné.

 

Et lui de lancer un appel à cette organisation à faire de son pays la base stratégique de la connaissance et du savoir de l'Alliance solaire dans les îles de l'Océan Indien. « La base également pour faire entrer (...) les petits pays insulaires en développement, dans cette nouvelle ère qui s'ouvre », a-t-il déclaré. L'Afrique promet d'être au rendez-vous. Les dirigeants africains ont chacun promis de suivre l'exemple indien dans le transfert progressif vers l'énergie propre. A l'image du président de la République du Ghana, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo qui ambitionne de 22 Mégabit de solaire à 220 Mégabit en 2030, dans un Ghana au soleil, dit-il, abondant. Tout comme les Seychelles du président Danny Antoine Rollen Faure dont le pays se fixe l'échéance de 7 ans pour se convertir vers le 100% solaire. Quant à l'île Maurice, ce pays se donne l'ambition d'équiper les toitures des habitations de panneaux solaires.

 

Maoulida Mbaé, envoyé spécial à New Delhi

 


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