En déplacement à Paris où il participe au sommet climat, le président Azali Assoumani dans une interview accordée hier mardi à Rfi, plaide pour plus de financement pour les pays vulnérables qui subissent régulièrement les effets du réchauffement climatique, dont fait partie son pays, les Comores. Et il appelle à plus d'actes que des paroles.
Invité d'Afrique Matin de Rfi, le président Azali Assoumani dit attendre beaucoup de ce sommet annoncé comme celui du concret. Étant un petit pays insulaire, il indique que les Comores sont beaucoup plus exposées par rapport à d’autres pays. « Que le monde en général – nos partenaires au développement en particulier – prennent conscience de comment les Comores sont confrontées à ce problème du climat, pour essayer de convaincre nos partenaires qu’ils ont besoin de nous aider. Nous avons cette chance, à priori, que tout ne soit pas encore détruit. C’est pourquoi il faut préserver », a-t-il soutenu.
M. Azali Assoumani qui demande plus de moyens pour, surtout lutter contre l’érosion côtière et la montée des eaux, annonçant des chantiers énormes qui n'attendent que du financement. « Il nous faut des moyens pour essayer, au moins, de sécuriser nos plages, pour qu’effectivement, ces montées des eaux n’aient pas de conséquences directes par rapport à cela. Nous avons, par exemple, dans les îles de Mohéli ou d’Anjouan, de la potentialité en matière d’animaux, beaucoup d’espèces rares, qu’il faut préserver. Nous voudrions, à Mohéli, créer un site spécial pour essayer de préserver ces tortues et tout cela », a-t-il fait savoir.
A l'entendre le fonds servira également à investir dans la lutte contre la déforestation : « parce qu’on fait du déboisement pour des raisons quotidiennes. Donc si aujourd’hui on arrive, par exemple, à avoir du gaz à donner aux Comoriens pour essayer de gérer leur quotidien, on peut les convaincre que ce n’est pas la peine de couper le bois ».
Et lui de regretter le manque engagement des bailleurs de fonds qui peinent à respecter la promesse du fonds vert qu'ils avaient promis de verser aux pays vulnérables. D'après-lui, les engagements qui ont été pris à la Cop 21 en 2015 à Paris n'ont pas été tenus. « L’argent qui devait être versé pour essayer d’aller à la lutte d’une façon concrète, - les montants qui étaient estimés -, ne sont pas encore au rendez-vous. Mais on ne va pas arrêter. On va faire pression pour que ce soit du concret », a-t-il déclaré.
100 milliards de dollars, c'est la somme devant être versée chaque année au bénéfice des pays menacés par le changement climatique. Un fonds vert jamais atteint et dont the one planet summit organisé à Paris promet de rectifier le tir.
« Le climat peut et doit être un facteur décisif », affirme Antonio Guterres. Le secrétaire général de l'Onu qui lance que « le train climat n'attend pas, embarquement immédiat, il n'y a pas de plan B ». Pour le président français Emmanuel Macron : « ce que nous attendons aujourd'hui, c'est le temps de l'action car l'urgence est devenue permanente ». M. Macron très alarmiste disant qu' « on est entrain de perde la bataille » du réchauffement climatique.
Maoulida Mbaé
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