Mardi, le haut conseil paritaire Franco-comorien s’est réuni au Quai d’Orsay à Paris. La délégation comorienne a été conduite par Soeuf Mohamed El-Amine, Ministre des affaires étrangères. Une feuille de route a été signée entre le ministre comorien des Affaires étrangères et son homologue français, Jean-Yves Le Drian. La teneur n’a pas été rendu publique mais l’on sait que le président Macron veut « faciliter et améliorer la circulation légale » vers Mayotte.
Cette rencontre préparée discrètement par les autorités comorienne a été annoncée par le chef de l’Etat français lors des échanges qu’il a eu avec le président Azali suite à ses déclarations jugées « insultantes » envers les comoriens, au mois de juin. A l’occasion de la fête nationale comorienne, le président Macron avait aussi fait part de sa détermination à tenir le Haut Conseil paritaire dans les meilleurs délais pour «amorcer un travail commun au service du développement économique et social de l’archipel ».
La feuille de route, selon l’ambassade de France à Moroni, s’oriente : « vers un cadre propice à une circulation régulière des personnes en toute sécurité ». Le Quai d’Orsay soutient que cette rencontre a été initiée suite aux souhaits des Présidents français et comorien qui veulent « aller résolument de l’avant pour parvenir à un profond et ambitieux renouvellement du partenariat bilatéral, au service du développement et du bien-être des deux peuples ».
Le haut conseil paritaire a été institué par la « déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération entre la France et les Comores », signée le 21 juin 2013 par Ikililou Dhoinine. Mais rien n’a filtré de cette dernière rencontre et de cette feuille de route. Le gouvernement français, si l’on s’en tient aux propos de la ministre de l’Outre-mer qui s’est déjà exprimée sur le sujet, ne s’oppose pas à un « réaménagement du visa Balladur » pour « faciliter et améliorer la circulation légale » afin « d’éviter le stationnement de ces populations sur le territoire ».
La ministre française avait même évoqué la nécessité de « faciliter les modalités d’obtention d’un visa pour des raisons légitimes : le regroupement familial, la formation professionnelle, les déplacements pour des enjeux économiques, sanitaires et scientifiques » et d’appuyer le développement de l’Union des Comores en investissant notamment pour « l’amélioration de la qualité du système de santé (…) et des conditions de vie de la population ».
Al-hamdi A. Hamdi
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IBRAHIM Mohamed:
16/09/2017 à 08:04 PM
Cette initiative va déplaire les élus mahorais ,car ce sujet pour eux fait leur café de commerce en période électorale . Le dossier des clandestins rassemble les démagogues de tout bord et les tocards en mal notoriété