Le Conseil de l’île autonome de Ngazidja a ouvert sa dernière session ordinaire lundi dernier. Le président du parlement insulaire a tenu à féliciter les initiateurs des assises nationales sur les 42 ans d’indépendance. Il a annoncé la mise en place d’une commission d’investigation et de contrôle pour enquêter sur l’argent perçu par la régie des travaux publics et à la direction des impôts de l’île.
Les Assises nationales sur les 42 ans d’indépendance ont occupé une grande partie du discours du président du Conseil de l’île de Ngazidja, lors de l’ouverture de la 3e session ordinaire et la dernière pour cette année 2017. Le conseil de l’île félicite les initiateurs de ces assises ainsi que l’engagement du président de la République de réussir cet évènement politique. Le président du Conseil n’a pas oublié les partis politiques qui ont apporté leur soutien à ce forum national. « Ces assises seront aussi une occasion d’examiner les atouts, les contraintes et les opportunités pour des Comores émergentes à l’horizon 2030 », déclare Younoussa M’madi, le président du Conseil de l’Ile de Ngazidja.
Au niveau de la gouvernance insulaire, le patron du conseil de l’île dit se heurter à une situation compliquée due à l’entêtement du pouvoir exécutif de l’île. « Rien ne va sur la gouvernance de l’île. Le pouvoir insulaire continue à ne respecter ni procédure ni loi, ni règlement et se permet de créer des structures en dehors de tout contrôle législatif que représente le conseil de l’île », déplore-t-il.
Face à ces pratiques, le conseil de l’île vient de mettre en place une commission d’investigation et de contrôle pour enquêter sur l’argent qui rentre dans les caisses de la régie régionale des travaux publics et à la direction des impôts de Ngazidja. C’est notamment le cas de la création d’une direction régionale auprès du trésor public de l’île chargé du recouvrement de l’argent des régies. « Cette direction est non seulement illégale, mais va faire doublon avec les missions du trésorier payeur général de l’île », poursuit-il.
Dans son discours d’ouverture, le président du Conseil de l’île de Ngazidja a parlé aussi de la crise qui frappe le secteur éducatif comorien. Il appelle les différentes parties à s’asseoir autour d’une table et trouver de manière définitive une solution et régler la question de l’éducation nationale. « L’éducation de nos enfants est la clé de tout. Il est temps qu’un consensus soit trouvé pour que nos enfants étudient dans des bonnes conditions », conclut-il sans oublier d’évoquer la violence grandissante dans les stades.
Mohamed Youssouf
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